Travaux de la ligne 11 : l’impact sur les commerçants

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Métro parisien (Crédits photo : Flikr)

Avec six nouvelles stations créées d’ici 2020, les commerçants pâtissent des inconvénients dus aux travaux. Ils font néanmoins preuve d’entraide et de débrouillardise dans cette situation où leur chiffre d’affaires se voit grandement réduit.

Au milieu du vacarme et des grues, Maurice, propriétaire d’une agence immobilière sur le boulevard de la Liberté aux Lilas (Seine-Saint-Denis) attend son rendez-vous de pied ferme. Depuis des mois, il perd des clients. Il a donc fait appel à un chargé d’information de la RATP pour pouvoir installer dans le quartier des banderoles rappelant que son établissement est ouvert.

Enseignes occultées, circulation interdite, places de stationnement supprimées, bruit et poussière… Sur le boulevard de la Liberté, la fréquentation des commerces est sérieusement impactée par les travaux de la station de métro Mairie des Lilas. Au milieu de ce chaos urbain, qui ne prendra pas fin avant 2020, les commerçants redoublent d’inventivité pour ne pas perdre leurs clients.

Casquette de titi parisien et tablier rouge, Loïc mise sur la solidarité pour tenir le coup dans sa fromagerie : « Avec les travaux, les gens viennent moins. Il a fallu se retrousser les manches ! Je fais de la communication, je distribue mes flyers aux autres commerçants, on s’entraide et on s’envoie nos clients. »

A deux pas de là, Sandrine, fleuriste, se montre pragmatique : « Avec l’impact des travaux sur mon chiffre d’affaires, je limite l’embauche, j’ai juste une employée à mi-temps. Heureusement que je n’ai pas de concurrence dans le quartier ! » Comme ses voisins, elle doit supporter le bruit et la saleté. « J’ai râlé sur les réseaux sociaux quand les travaux ont occasionné d’énormes poubelles devant mon magasin. Ca n’a pas traîné, ils ont rapidement fait le nécessaire ! »

En face, la vitrine de la boutique Optic Duroc est vide. Jessica et Megane, les deux jeunes vendeuses, ont été obligées de réorganiser le magasin : « Sur le boulevard, les gens pensent que nous sommes fermés. Heureusement, on a aussi une vitrine sur la rue de Paris ! On a donc déplacé tous nos produits d’un seul côté. Mais on a quand même perdu 30% de notre chiffre d’affaires… »

Michel, le propriétaire de l’agence immobilière, a enfin été rejoint par le chargé d’information de la RATP pour convenir des emplacements stratégiques de ses futures banderoles. En outre, comme tous les commerçants impactés, il espère que son dossier d’indemnisation à la RATP sera rapidement validé.

Reportage de Céline