Hausse du diesel, les transports publics cherchent leur voie (non abouti, sans editing en binôme)

Pour répondre au besoin de véhicules que va occasionner le développement des transports dans le Grand Paris, la RATP va devoir réutiliser 118 bus roulant au diesel. La hausse du prix de ce carburant contraint encore plus les sociétés autocaristes à une évolution déjà amorcée par la loi Macron.

Après un pic en 2010 où 80 % des véhicules de transports collectifs roulaient au diesel, la part de marché n’a cessé de baisser, passant à 50 % en 2016.

Or, suite à la libéralisation du transport collectif en autocar opérée par l’actuel président de la république (les “cars Macron”), cette solution de déplacement est de plus en plus prisée. Pour des distances jusqu’alors essentiellement couvertes par la voie ferrée, les tarifs deviennent très concurrentiels et la fréquentation est en hausse constante. Pour exemple, lors des vacances de la Toussaint, les réservations ont connu une hausse de plus de 40% sur le plan national.

Il n’en reste pas moins que les expérimentations ne sont pas encore concluantes : le diesel reste la solution financière la plus intéressante. « Quand on voit le sort réservé au diesel, il faut prendre les devants », renchérit Jean-Baptiste Maisonneuve, propriétaire de 300 autocars dans le Beaujolais, et acquéreur de quatre Iveco au gaz.

 

 

1253 s.

Jérôme

Augmentation du diesel : le ras le bol fiscal menace Macron (SD / sr FH)

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pompes diesel

À la pompe, les taxes sur le diesel ont augmenté de 7 centimes d’euros
Photo ResoneTIC via C

Emmanuel Macron maintient la hausse du prix des carburants, malgré les protestations de nombreux automobilistes, mais prévoit des mesures de défiscalisation pour en amortir l’impact.

« On n’écrase personne », répond Emmanuel Macron aux mécontents qui l’ont interpellé cet après-midi sur la hausse de carburant lors de son « itinérance mémorielle » dans les rues de Verdun. Il ne plaide ni coupable, ni responsable : « C’est pas bibi », mais en partie « la situation géopolitique mondiale ».

La fiscalité représente cependant 60 % des prix à la pompe

Pour le ministère de la Transition écologique et solidaire, la hausse vise à limiter les émissions de carbone. Malgré les mises en garde du GIEC sur les conséquences du réchauffement climatique, la justification écologique à la hausse du carburant ne convainc pas l’Association nationale de défense des consommateurs, pour qui la seule augmentation du prix du pétrole incite les automobilistes à réduire leur consommation.

Ras le bol fiscal

Cette augmentation, appliquée à la mi-octobre, touche surtout le diesel, qui totalise 80 % des ventes, et suscite un mécontentement qui parasite la communication gouvernementale sur la hausse du pouvoir d’achat. Une pétition demandant la baisse de ces prix a déjà recueilli 780 000 signatures. Sous les hashtags #RasLeboLFiscal et #17Novembre, les appels à bloquer les routes le 17 novembre se multiplient sur les réseaux sociaux.

L’annonce du chef de l’État, faite mardi sur Europe 1 – la défiscalisation des aides au transport allouées aux « citoyens les plus modestes qui n’ont pas le choix » – suffira-t-elle à enrayer ce mouvement, dit « des gilets jaunes » ? Pas à en croire le tweet de « Choses claires » : « Le carburant c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase et prouve le ras bol fiscal qui devient de plus en plus lourd à supporter. »

Sylvia Duvergier

Le nombre de véhicules diesel diminue

Moins de diesels, mais encore beaucoup de voitures en novembre 2018. Copyright : François Husson.

Moins de diesels, mais encore beaucoup de voitures en novembre 2018. Copyright : François Husson.

Les ventes de voitures à moteur diesel sont en baisse, et la proportion de véhicules moins polluants augmente. Mais lentement.

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Le train, une alternative peu crédible à la voiture

Les trans français ne sont pas aux normes écologiques, Crédit photo : Fotomelia

Les trains français ne sont pas aux normes écologiques, Crédit photo : Fotomelia

L’augmentation de la taxe sur le litre de diesel enrage les Français. Si certains pensent à troquer leur voiture pour le train, le réseau ferré français ne semble pas armé pour les accueillir, ni pour respecter les normes écologiques.

Au grand dam des Français, la taxe diesel augmentera de 6,5 centimes par litre en janvier 2019. Dans le cadre de la Contribution Climat Énergie, cette mesure s’accompagnera de primes aux véhicules propres, du développement des pistes cyclables et de l’augmentation des cars scolaires. Mais qu’en est-il du réseau ferroviaire : les moyens ont-ils été mis pour en faire un relai efficace au réseau routier ?

Aujourd’hui, de nombreux Français ne peuvent pas remplacer la voiture par le train. Dans la Creuse, les petites lignes transportent 2% des voyageurs. Certaines sont négligées ou même remplacées par des lignes de cars. Pourtant, le train est plus écologique que les « quatre roues ». Un rapport rendu par Carbone 4 à la SNCF indique qu’un trajet en train Paris-Clermont-Ferrand « génère 15 fois moins d’émissions de CO2 par passager que le covoiturage, entre 5 et 15 fois moins qu’en autocar, 30 fois moins qu’en voiture ». Mais nos trains ne sont pas équipés : sur 700 locomotives en circulation, 211 seulement sont électriques, 163 diesel, et 326 hybrides, selon la SNCF.

L’Etat promet le gros chèque

Le transport des marchandises ne s’inscrit pas non plus dans la lutte écologique puisqu’il se fait à 90% par camion. Si le gouvernement fixe des normes de plus en plus contraignantes aux entreprises, il ne les accompagne pas dans une transition du routier au ferroviaire. Le réseau ferré n’est donc pas prêt pour une révolution écologique. L’Etat a toutefois annoncé en septembre un investissement de 3,6 milliards d’euros par an pour sa remise à niveau, soit une augmentation de 50 % par rapport aux dix dernières années.

Texte de Céline Reichel édité par Raphaël Roland-Lévy