exo – voix Express – Samantha – guil

Selon vous le Royaume-Uni doit-il quitter l’Union Européenne ?

Clarifier les choses

Gérard – 77 ans – restaurateur – Reims :

Oui je suis pour, sans hésiter. Je considère que l’Angleterre a toujours joué double jeu et est resté très proche économiquement des États-Unis. C’est une grande magouille. Au moins la sortie de l’Union Européenne (UE) permettra de clarifier les choses de ce point de vue. Mais c’est dommage car ils ont plus le sens des affaires que nous.

 

Respecter le choix du peuple

Laura – 22 ans – étudiante Erasmus – Paris-Stuttgart (DE) :

En tant qu’allemande, je suis très attaché à l’UE qui permet de partager les problèmes comme de trouver des solutions ensemble. Les craintes évoquées par les anglais face à l’UE sont un faux problème, elles révèlent un malaise de société plus vaste. Je suis contre le Brexit mais maintenant que le vote a eu lieu, il est impératif de respecter la décision du peuple britannique.

 

Nous n’étions pas assez informés

Kelly – 63 ans, enseignante, Plymouth (UK) :

Je suis contre, absolument contre. Nous sommes plus fort ensemble que séparés, que ce soit politiquement, économiquement ou socialement. La campagne du référendum s’est déroulée sur des mensonges de toutes part, nous n’étions pas assez informés mais maintenant, nous savons. Nous devons revenir sur notre choix sinon ce sont les populistes qui l’emporteront.

 

Une balle dans le pied

Mathieu 32 ans – conseiller bancaire – Paris :

Ni pour, ni contre, ils sont souverains c’est leur choix. Ça traine depuis des mois, alors il est temps qu’ils décident. Je ne suis pas inquiet quant au fait qu’on réussisse à trouver un accord, quel qu’il soit. Mais j’estime qu’ils se tirent une balle dans le pied. Ils perdront leur première place financière et cela va nous avantager.

 

La décision leur appartient

Olivier – 50 ans – fonction publique – Paris :

Je n’ai pas d’opinion et je ne peux pas en avoir, c’est le problème des anglais pas le mien. La décision leur appartient. Avoir un avis sur quelque chose qu’on ne maitrise pas, ça m’interpelle. On cherche toujours à s’occuper de tout mais nous ne sommes pas suffisamment informés pour décider à la place des autres.

 

 

Charles, Marie & Ulrike

Selon vous, le Royaume-Uni doit-il sortir de l’Union européenne ?

« Un élément essentiel de l’Union » (31)

Je ne le pense pas. C’est une erreur. Je ne suis pas un mordu de la politique, mais je pense quand même qu’ils feraient mieux de rester dans l’Union. A long terme, ils seront pénalisés économiquement. Et pour l’Europe aussi, pour les autres pays, c’est une perte. Le Royaume-Uni est un des pays fondateurs de l’Union européenne, un élément essentiel. (350)

Felix, 44 ans, médecin

« L’Europe devrait être constructive » (31)

Je n’en sais trop rien. De toute façon, ils ont déjà décidé. Mais c’est intéressant d’avoir une Union, ça serait bien qu’ils restent. C’est quand même un projet commun. L’Union devrait être constructive et solidaire. Ils veulent la quitter pour des raisons économiques, ils pensent que l’Europe les tire vers le bas. (313)

Marina, 25 ans, graphiste

« S’allier aux États-Unis ? »

Je ne crois pas. Qu’est-ce qu’ils vont faire s’ils sortent de l’Union européenne ? S’allier aux États-Unis ? Ils vont être obligés de rester et peut-être de voter aux élections européennes. Il faudrait faire un nouveau référendum. Je pense aux Anglais que je connais qui vivent en France et qui attendent leur naturalisation. (348)

Francine, 81 ans, retraitée de la Sécurité sociale

« Ça va compliquer les voyages »

Non, le Royaume-Uni ne doit pas sortir de l’Union européenne. C’est pour des raisons économiques que le Royaume-Uni veut sortir de l’Union européenne. Pour les enseignants, le Brexit va compliquer l’organisation des voyages scolaires : il faut déjà des tas de papiers, c’était déjà compliqué, ça va le devenir encore plus !

Anne-Sophie, 39 ans, professeur d’espagnol

« La situation est absurde »

C’est compliqué. La sortie de l’UE est une décision complexe qui n’a pas été anticipée. De nombreux Britanniques regrettent et souhaitent rester dans l’UE. La situation est absurde. Le Royaume-Uni est dans une position délicate. Les conséquences pour l’UE seraient minimes car de futurs accords pourraient être trouvés avec le Royaume-Uni. Il faut proposer un nouveau référendum.

Jesse, 30 ans, Chef de projet marketing

exo_plastique_Stéphanie/Samantha

Titre et Chapô à venir

 

Le lait de vache, boudé à la faveur du lait d’amande ou de soja, pourrait finalement jouer
un rôle inattendu dans la « bio-consommation ». À partir de 2021, les produits plastiques à usage unique seront interdits dans l’UE. Une option de substitution : les plastiques biosourcés, c’est-à-dire fabriqués en majorité à base de matières renouvelables. Dans ce domaine l’usage du lait vache pourrait représenter une solution avantageuse. En extrayant la caseine, protéine majoritaire du lait de vache, la star-up lyonnaise, Lactips, est parvenue à produire des granulés thermoplastiques, entièrement biodégradables, solubles dans l’eau et comestibles. Actuellement mis en application et commercialisé dans le conditionnement de tablettes de lave-vaisselle, les propriétés de cet emballage le rendraient également idéal dans l’agro-alimentaire. Si l’on considère, d’après les sources du ministère de l’agriculture et de l’alimentation, que ce produit cible sa production sur la filière du lait impropre à la consommation, il pourrait présenter une alternative plutôt vertueuse.

 

Titre

Océans pollués : cétacés en danger

Chapô :

Une nouvelle découverte macabre, le vendredi 5 avril sur le littoral sarde alertent de nombreux scientifiques. Quel devenir pour nos cétacés, premières victimes la pollution plastique des océans ?

Article Stéphanie à venir

 

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Hug the mug (11)

Avant même son interdiction, le gobelet jetable est en voie de disparition. Le mug, cette grande tasse aux décors pour tous les goûts, remplace le plastique, même dans les machines. (181)

UJ

 

Le mug est un objet à la mode, c’est la star des goodies. Beaucoup d’entre nous en avons apporté un à notre lieu de travail… mais sans l’utiliser.

La consommation de matières plastiques a été multipliée par vingt en cinquante ans. Le plastique détruit la planète, mais ce phénomène peut être combattu par des gestes simples. Par exemple, de nouveaux distributeurs à café sont équipés de cellule de détection, permettant au consommateur d’être servi dans son propre mug, et évitant ainsi d’utiliser un gobelet en plastique à usage unique. L’offre est abondante : le fabriquant Necta, le loueur Distriplus ou le torréfacteur Caro proposent de tels distributeurs.

Pourquoi l’usage du mug est-il peu répandu ? Nous, consommateurs, sommes probablement trop paresseux : il est plus simple d’utiliser un gobelet en plastique. En outre, l’acquisition d’un nouveau distributeur est un investissement important pour les entreprises.

Toutefois, des solutions existent : le fabriquant Azkoyen fait payer moins cher les boissons si on utilise son propre mug. Cette mesure incitative permet de générer de précieuses économies, et d’aller au-delà des traditionnelles actions symboliques. A partir du 1er janvier 2020 la vaisselle jetable en plastique sera interdite. Prenons un peu d’avance.

Charles Bonati

Filet Ulrike Charles

Planète

Des actions pour un monde sans plastique

Il est largement possible de se passer du plastique et des emballages à usage unique. Alors que le « mois de juillet sans plastique » a sensibilisé les citoyens à ce problème environnemental, ceux-ci peuvent agir concrètement.

 

Il vaut mieux commencer maintenant à changer ses habitudes durablement, sans attendre le début du « mois de juillet sans plastique ». Pour la neuvième fois, l’initiative venue en 2011 d’Australie incitera le citoyen à découvrir des modes d’achat qui permettent d’éviter les emballages à usage unique.

Selon les Australiens, le « Plastic Free July » est aujourd’hui relayé localement dans 170 pays. En France, l’année dernière, l’idée a même été popularisée par les journaux gratuits.

Le plastique est omniprésent. Et de vivre sans plastique a l’apparence d’un défi impossible à relever. Mais si l’on regarde de près, qu’est-ce qui nous oblige au juste d’acheter une barquette de carottes râpées ? Ou de boire un café en marchand ?

Peut-être faut-il s’asseoir pour passer en revue son quotidien et traquer le plastique. Le site www.plasticfreejuly.orgpropose de remplacer le lait par du lait végétal de fabrication maison. Pour ceux qui souhaitent commencer plus modestement, un bento, la boîte déjeuner japonaise, peut remplacer les barquettes à midi. Le bicarbonate nettoie aussi bien que bon nombre de détergents. Et un livre, emballé dans un tissu décoratif et réutilisable, fera le plus beaux des cadeaux – aussi pour notre planète.

 

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Sources :

https://www.plasticfreejuly.org/

exo filet Marie – guil

Mot clé : Environnement

Coton-tige : vers le zéro déchet

Une dizaine de produits en plastique jetables sont concernés par la nouvelle législation. Parmi eux, le coton-tige, véritable plaie des plages mais pour lequel des alternatives plus écologiques existent.

Les cotons-tiges font partie de ces objets du quotidien que la loi Biodiversité de 2016 va supprimer des rayons à partir de janvier 2020. En effet, d’ici à deux ans, les dix produits en plastique à usage unique les plus présents sur les plages et dans les mers seront interdits par l’Europe. Rien que sur les côtes françaises, l’association Surfrider Foundation a collecté plus de 16 000 bâtonnets ouatés en 2015. Parfois jetés dans les toilettes, les cotons-tiges atterrissent sur le sable à la suite de fortes pluies, lorsque les stations d’épurations saturent et ne peuvent plus procéder aux filtrations. Alors, par quoi remplacer ces bâtonnets en plastique ? Par leur version biodégradable en papier ou en bambou, ou bien, encore plus durable, par un cure-oreille en bois ou en métal. Appelé « escurette » au Moyen-Âge, cet ustensile est doté d’une tige fine faisant office de manche avec, à son extrémité, un grattoir en forme de petite cuillère. Des solutions qui fleurissent sous l’impulsion des militants du zéro déchet. Ce mouvement, luttant contre le tout-jetable notamment, promeut des alternatives existantes pour une vie sans plastique.

Filet Guil + editing Marie

CONSOMMATION

Pailles en plastique : ça piétine

Particulièrement polluants, ces petits tubes jetables sont difficiles à remplacer pour les restaurateurs comme pour les fabricants. Des solutions existent mais restent peu accessibles, notamment en raison de leurs prix.

3,2 milliards de pailles en plastique sont jetées chaque année en France d’après une étude de l’ONG Seas at Risk. Pourtant, ce symbole du facultatif avait été, en 2018, au cœur d’une campagne de McDo France qui annonçait vouloir les bannir de ses restaurants.

Pourquoi cibler les pailles en particulier ? « Elles sont tellement petites qu’elles passent tous les filtres du recyclage et finissent dans les océans », explique Yasmine El Kotni de l’association « bas les pailles ».

Mais la mise en oeuvre du changement est plus délicate que prévue. Du côté des fabricants, on tente de s’adapter mais on déplore le coût des matières de substitution. « Il faut trouver des alternatives. On y travaille depuis plusieurs mois. Mais du jour au lendemain, c’est terriblement compliqué », explique Pierre Soyez, leader européen de la fabrication de pailles. Parmi les solutions existantes, les pâtes alimentaires crues, en bambou, les pailles comestibles ou encore biodégradables en plastique issu du maïs sont deux fois plus chères. Bref, s’il est possible qu’un jour les objets en plastique jetables soient une anomalie, le processus risque d’être plus long que ne l’exigent les nouvelles législations en vigueur. Syndicat de la restauration comme fabricants font front et demandent du temps.

 

 

 

Exo Titraille Libé-Stéphanie

Modernisation des tribunaux

Accusé, levez-vous !

Des nouveaux box ultrasécurisés

Contre le terrorisme, de nouveaux box ultrasécurisés, cages de verre et de métal, ont été installés à l’été 2017 dans plusieurs TPI. Ces « geôles » suscitent l’indignation des syndicats de la magistrature.

« Des « piloris modernes », des « pustules judiciaires » dignes du musée des horreurs s’indigne Jean-Yves Liénard, pénaliste

Des prévenus « en cage »

Justice nulle part

Exo-Libération-box-accuses_titraille_uj

Surtitre

Justice (7)

 

Titre

Un espace déshumanisé (22)

 

Chapô

Sur le banc des accusés : le box. Avocats et magistrats dénoncent l’architecture des palais de justice modernes où le box s’est transformé en cellule de haute sécurité. (169)

 

Exergue

« Au moment du délibéré, on était à côté du client pour amortir le choc. Désormais, le type est seul, emmené par l’arrière du box. » (132)

Une avocate du barreau de Béziers

 

Inter 1

Des cellules en miniature (25)

 

Inter 2

Des paroles inaudibles (23)

Exo titraille Libé – Charles

Surtitre

Box de verre et de fer

 

Titre

Faites entrer l’accusé déshumanisé

 

Chapô

Dans les tribunaux français, les nouveaux portiques ultrasécurisés posent des difficultés acoustiques et symboliques. Ils reflètent une évolution profonde causée notamment par le contexte terroriste.

 

Exergue

« Depuis les années 2000, on assiste à un démembrement du procès. », MeGérard Tcholakian, membre du Syndicat des avocats de France (SAF).

 

Inter 1

Des « piloris modernes »

 

Inter 2

Une dangerosité supposée