Le train, une alternative peu crédible à la voiture

Les trans français ne sont pas aux normes écologiques, Crédit photo : Fotomelia

Les trains français ne sont pas aux normes écologiques, Crédit photo : Fotomelia

L’augmentation de la taxe sur le litre de diesel enrage les Français. Si certains pensent à troquer leur voiture pour le train, le réseau ferré français ne semble pas armé pour les accueillir, ni pour respecter les normes écologiques.

Au grand dam des Français, la taxe diesel augmentera de 6,5 centimes par litre en janvier 2019. Dans le cadre de la Contribution Climat Énergie, cette mesure s’accompagnera de primes aux véhicules propres, du développement des pistes cyclables et de l’augmentation des cars scolaires. Mais qu’en est-il du réseau ferroviaire : les moyens ont-ils été mis pour en faire un relai efficace au réseau routier ?

Aujourd’hui, de nombreux Français ne peuvent pas remplacer la voiture par le train. Dans la Creuse, les petites lignes transportent 2% des voyageurs. Certaines sont négligées ou même remplacées par des lignes de cars. Pourtant, le train est plus écologique que les « quatre roues ». Un rapport rendu par Carbone 4 à la SNCF indique qu’un trajet en train Paris-Clermont-Ferrand « génère 15 fois moins d’émissions de CO2 par passager que le covoiturage, entre 5 et 15 fois moins qu’en autocar, 30 fois moins qu’en voiture ». Mais nos trains ne sont pas équipés : sur 700 locomotives en circulation, 211 seulement sont électriques, 163 diesel, et 326 hybrides, selon la SNCF.

L’Etat promet le gros chèque

Le transport des marchandises ne s’inscrit pas non plus dans la lutte écologique puisqu’il se fait à 90% par camion. Si le gouvernement fixe des normes de plus en plus contraignantes aux entreprises, il ne les accompagne pas dans une transition du routier au ferroviaire. Le réseau ferré n’est donc pas prêt pour une révolution écologique. L’Etat a toutefois annoncé en septembre un investissement de 3,6 milliards d’euros par an pour sa remise à niveau, soit une augmentation de 50 % par rapport aux dix dernières années.

Texte de Céline Reichel édité par Raphaël Roland-Lévy