Le nombre de véhicules diesel diminue

Moins de diesels, mais encore beaucoup de voitures en novembre 2018. Copyright : François Husson.

Moins de diesels, mais encore beaucoup de voitures en novembre 2018. Copyright : François Husson.

Les ventes de voitures à moteur diesel sont en baisse, et la proportion de véhicules moins polluants augmente. Mais lentement.

Bien avant le mouvement de protestation du 17 novembre sur la hausse des carburants, les automobilistes avaient commencé à se détourner du gazole. Le parc des véhicules à moteur diesel, qui représentait en 2013 les deux tiers des immatriculations, est passé ces derniers mois sous la barre des 40 %.

« Nous ne sommes pas des diésélistes à vie »

Plusieurs facteurs sont en cause : le « dieselgate », qui a ouvert les yeux de certains automobilistes sur la toxicité des particules fines, l’alignement annoncé depuis longtemps des prix du diesel sur ceux de l’essence, la nécessité de détenir un certificat Crit’AIR pour circuler dans certaines villes. Côté constructeurs, la sévérité croissante des normes européennes, qui imposent de filtrer les moteurs diesel, a initié un repli stratégique des grands groupes. Ainsi, Nissan abandonne la commercialisation de ses modèles diesel en Europe, et même Carlos Tavares, PDG de PSA, confiait cette année au magazine l’Argus : « Nous ne sommes pas des diésélistes à vie ».

Les freins aux énergies moins polluantes

Les autres types d’énergie restent à la peine. Le bioéthanol est freiné autant par le manque de points de distribution que par le coût individuel de l’adaptation des moteurs qu’il requiert. Les 200 000 véhicules roulant au GPL représentent une avancée dérisoire au regard des 40 millions de voitures en circulation. Quant aux véhicules électriques, si leur nombre est en progression constante, il faudra attendre l’année 2030, d’après les meilleures prédictions, pour qu’il avoisine la moitié du parc des voitures roulant dans l’Hexagone.

François Husson – SR Sylvia