Effondrement des ventes de véhicules Diesel

Effondrement des ventes de véhicules diesel

Alors que les taxes sur les carburants sont à la hausse, les ventes de véhicules Diesel dégringolent

La grogne monte alors que le gouvernement a annoncé fin septembre de nouvelles hausses de taxes de carburant. Ces augmentations ainsi que l’objectif d’aligner les fiscalités des deux carburants avaient été annoncés et s’inscrivent dans la politique de transition énergétique du gouvernement. Les automobilistes l’ont compris, pour preuve, depuis plus d’un an, les ventes de véhicules Diesel dégringolent.

La part du diesel dans les immatriculations de véhicules neufs particuliers a chuté de 47% en 2017 à 39% sur les dix premiers mois de 2018. Les véhicules d’occasion ne sont pas en reste avec un recul de 5,4% des ventes au premier semestre. Par ailleurs, les constructeurs se désengagent les uns après les autres et, à la suite de Volvo, Fiat, Smart, Toyota, Porsche a annoncé fin Septembre sa sortie du diesel.

Il faut dire que le climat général n’est pas pour rassurer les acheteurs. Une première hausse fiscale avait déjà été appliquée en janvier 2018. D’autre part, le spectre des restrictions ou interdictions de circulation dans plusieurs villes de France, les craintes pour la revente des véhicules et la perspective d’un entretien plus coûteux suite à l’annonce d’un contrôle technique durci en 2019 ne sont pas non plus pour inciter à l’achat de véhicules Diesel.

L’alignement de la fiscalité des deux carburants diesel et essence devrait se faire d’ici 2020

La baisse des ventes de diesel semble pour l’instant profiter surtout aux modèles essence dont les ventes ont gagné 7 point et s’élèvent aujourd’hui à 56.7%. Des hausses de taxes sont prévues tous les ans jusqu’en 2022 et l’alignement de la fiscalité des deux carburants devrait se faire d’ici 2020. L’évolution inversée des ventes de véhicules Diesel et essence devrait donc se poursuivre encore un peu.

Virginie Cantagrel