Violence dans le football amateur : les arbitres en première ligne

France : un joueur de 16 ans suspendu trente ans pour avoir frappé un arbitre.

France : un joueur de 16 ans suspendu trente ans pour avoir frappé un arbitre.

 

 

 

 

 

 

« J’ai reçu un coup de tête d’un joueur pendant un match de 2e série. Depuis, je ne prends plus de plaisir à arbitrer. Je pense que les joueurs croient qu’on détient le résultat du match, alors que nous sommes impartiaux. A chaque rencontre, on est contestés et insultés. Les noms d’oiseaux fusent. » Après vingt-quatre ans d’arbitrage, le Montalbanais Pierre-Nicolas Gallo jette l’éponge et dresse un constat amer sur l’évolution des mentalités dans le foot amateur, comme il l’expliquait à La Dépêche, le 11 octobre dernier.

Une violence qui se généralise

Depuis de nombreuses années, le foot amateur connaît une recrudescence de la violence. Dans un sport où les arbitres (26 000 en France, dans le foot amateur) sont fréquemment contestés pour leurs décisions et peu respectés, la tension monte. Le foot professionnel illustre ce constat, et ne donne pas toujours l’exemple. Dans les stades, les actes de violences sont perpétrés par des supporters, des joueurs mais aussi par des personnes extérieures au terrain. On s’aperçoit également que la violence touche des catégories de plus en plus jeunes (les moins de 13 ans), et les femmes. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Ce regain de violence décourage les vocations, provoquant ainsi un manque d’arbitres. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux, surtout des jeunes, arrêtent d’arbitrer au bout de deux ou trois saisons. Cette carence du nombre d’arbitres fait souffrir le foot amateur et concerne toute la France.

« Pour enrayer la violence, il faudrait plus d’arbitres. Ils font parfois face à des individus violents qui sont nombreux. Ils ne peuvent faire grand-chose si ça s’envenime. Ce serait vraiment une bonne chose, car il manque des arbitres dans toute la France », explique le président de l’Unaf (Union Nationale des Arbitres Français) du Gers.

Sur les terrains, la tension est souvent très élevée. L’arbitre est conspué, insulté, parfois par des centaines de personnes. Il a une grosse responsabilité de par sa mission de directeur de jeu. Il doit s’imposer rapidement, sous peine de voir son autorité mise à mal. Mais l’arbitre se retrouve fréquemment isolé et a besoin de soutien lors de prises de décisions importantes d’un match ou de situations de conflits. « Pour enrayer la violence, il faudrait plus d’arbitres. Ils font parfois face à des individus violents qui sont nombreux. Ils ne peuvent faire grand-chose si ça s’envenime. Ce serait vraiment une bonne chose, car il manque des arbitres dans toute la France », explique le président de l’Unaf (Union Nationale des Arbitres Français) du Gers. En augmentant le nombre d’arbitres, les matchs seraient mieux dirigés, ce qui ferait baisser la nervosité des joueurs.

Les arbitres sont les premiers touchés par la violence.

Lors de la saison 2015-2016, 4.447 faits ont été signalés, majoritairement des actes de violences verbales mais qu’exceptionnellement avec un caractère discriminatoire ou raciste. Dans près de 20%, les arbitres reçoivent toutefois des menaces ou des intimidations lancées par des joueurs.

 

 

Une dégradation du métier d’arbitre

Gaëtan Gouron est un ancien arbitre qui a exercé pendant dix ans, de 2003 à 2013. Devenu journaliste, il a pu observer une dégradation des conditions d’exercice du métier d’arbitre. Il déplore notamment un manque de formation de certains de ces ex-collègues. « Beaucoup d’arbitres ne sont pas assez formés. Ils ne sont pas suffisamment armés pour gérer les conflits lors de matchs sensibles. » On peut devenir arbitre à partir de l’âge de 15 ans jusqu’à 40 ans. Le candidat doit être licencié à la FFF (Fédération Française de Football) et s’adresser à son président de club pour qu’il se renseigne auprès du Conseil départemental de sa région sur les possibilités de formation. Sa candidature est ensuite présentée par son club pour passer un examen. Les arbitres sont constamment sous pression, en raison de l’enjeu, et ont donc besoin sur les matchs à risques de faire preuve de pédagogie et de psychologie. C’est justement ce que doit apporter une formation solide, mais ce n’est pas toujours le cas. La notion de « gestion des conflits » est pourtant intégrée dans le cursus de formation des arbitres, mais ne s’adapte pas assez vite à l’évolution de la violence dans le foot.

Rakoub Kouati est un jeune entraîneur du club du C.S. Pouchet, dans le XVIIe arrondissement de Paris, de la section féminine. « Il y a des arbitres alimentaires qui ne sont pas du tout compétents. Ils s’en foutent et ne sont là que pour l’argent. Ça peut créer des tensions lors de décisions incomprises », estime-t-il. Le président du club, Karl Berkemal, ajoute, irrité : « C’est vraiment scandaleux. Les arbitres alimentaires sont nullissimes ! Je me suis moi-même déjà énervé ! Ça fait péter les plombs des joueurs ! J’ai déjà vu des arbitres qui maîtrisent à peine le français ! »

Damien Groiselle est le président de l’Unaf (Union Nationale des Arbitres Français) d’Île-de-France. Il connaît bien le phénomène de la violence car il a souvent assisté à des réunions avec ses collègues arbitres pour y remédier.

« La violence qui touche les arbitres vient des supporters, des joueurs et parfois même des parents. Dorénavant, il y a également des gens extérieurs au terrain qui n’ont rien à voir avec les clubs, mais qui sont uniquement là pour “ se foutre sur la gueule ”, analyse-t-il. « On observe aussi qu’il y a des personnes armées, parfois masquées, qui débarquent sur les terrains pour se livrer à des agressions. L’identification de ces fauteurs de troubles devient très compliquée. De plus, certains maires refusent d’interdire l’accès aux stades à des personnes susceptibles de semer le désordre, prétextant que c’est un lieu public. C’est un problème de plus en plus inquiétant pour les clubs. »

Les clubs ne peuvent pas se permettre d’investir dans un service de sécurité à chaque match car ils ont déjà de nombreuses charges à payer. Chaque année, les 14 000 clubs amateurs français déboursent 150 millions d’euros (frais d’arbitrage, cotisations des licences et diverses amendes distribuées à la Ligue, aux districts et à la Fédération). Assurer la sécurité dans les stades consisterait pour les clubs à faire appel à des bénévoles qui pourraient surveiller le bon déroulement des matchs. Mais ils ne pourraient pas fouiller les spectateurs à l’entrée du stade, car ils ne sont pas habilités pour le faire. Les clubs se retrouvent donc impuissants face aux problèmes de sécurité. Il est également illusoire de faire appel à la police car elle arrive souvent trop tard.

Un nombre d’agressions en nette hausse

L’Unaf a recensé 4841 agressions verbales ou physiques touchant des arbitres amateurs durant la saison 2016-2017. Elle a également dénombré 379 agressions physiques. En Île-de-France, il y a eu trois fois plus d’agressions pendant la saison dernière : 29 contre 10 au cours de la saison précédente. Afin de réprimer la violence, la loi Lamour du 23 octobre 2006 fait de l’arbitre un chargé de mission de service public. Cela a permis d’aggraver les sanctions contre les auteurs d’agressions. La FFF a mis en place un barème disciplinaire, qui est ensuite appliqué par les ligues et les districts. L’Unaf a salué ces mesures mais déplore que celles-ci n’aillent pas assez loin. Elle réclame donc plus de fermeté, en se focalisant sur l’aspect dissuasif. Laurent Bollet, arbitre et président de l’Unaf de Franche-Comté, confirme cette volonté : « Chaque district a la possibilité de sanctionner par rapport aux actes de violence qui lui sont signalés. Il peut aggraver les peines. Toutefois, l’Unaf revendique une plus grande sévérité pour éviter d’appliquer des sanctions. Elle cherche à mettre en exergue la dissuasion. A une époque, l’Unaf a demandé la radiation à vie pour les auteurs de violences très graves, mais ça n’a pas été retenu. »

Statistiques de janvier 2017 des violences dans le football amateur https://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/2017/01/foot-amateur-violences-ondrp.pdf

Malgré les efforts consentis par la FFF, les districts et les ligues, la progression de la violence n’a pas baissé. Même si on ne peut pas parler d’une flambée de violence, celle-ci s’est bel et bien développée sur tout le territoire. Cela témoigne de l’inefficacité des actions qui ont été engagées. Afin d’y remédier, des clubs s’efforcent de trouver des solutions pour stopper la violence. « Des rencontres sont organisées avec les clubs, mais tous ne viennent pas. Évidemment, c’est toujours chez les autres qu’il y a des problèmes ! » se désole le président de l’Unaf de l’Hérault. « Pour éradiquer la violence, il faut créer des complicités entre les présidents de clubs. Il faut aussi relativiser l’importance du foot », poursuit-il. Le président de l’Unaf du Gers témoigne lui aussi d’un dialogue entre les clubs, mais seulement d’une partie d’entre eux : « Il y a eu des réunions dans le Gers, avec les clubs et les arbitres. Tous les clubs ne sont pas venus, mais j’ai apprécié l’ambiance. On a pu échanger. Si les joueurs connaissent mieux l’arbitre, ça peut permettre d’éviter des agressions ».

« Nous avons demandé à parler avec Noël le Graët (ndlr : le président de la FFF) à plusieurs reprises, mais il refuse de nous parler ! La FFF délaisse le foot amateur ! », s’exclame Joël Abela, président de l’AFFA (Association Française de Football Amateur)

Gwenaël Martin est arbitre et regrette, lui aussi, un dialogue insuffisant mais également défaillant : « Les arbitres ont essayé de dialoguer, mais les associations d’arbitres ne l’ont pas fait comme elles auraient dû ». Joël Abela, le président de l’AFFA (Association Française de Football Amateur) déplore une rupture du dialogue avec la FFF : « Nous avons demandé à parler avec Noël le Graët (ndlr : le président de la FFF) à plusieurs reprises, mais il refuse de nous parler ! La FFF délaisse le foot amateur ! »

Avec peu de moyens, le foot amateur est aussi bien seul pour protéger ses arbitres, qui manquent de plus en plus souvent à l’appel.

 Par Hervé Hinopay (Edité par Judith Lewi)

Taxe sur le diesel : les infirmières la paient plus cher ( Bénédicte et Judith)

(Crédit : Jon Collier via Flikr)

(Crédit : Jon Collier via Flickr)

La mesure du gouvernement de taxer ce carburant sanctionnera non seulement les Français mais aussi les professions libérales comme celle d’infirmières à domicile, un métier particulièrement impacté.

« Je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail » s’est justifié M. Macron dans un entretien aux journaux du groupe Ebra1, à propos de la nouvelle hausse de 6,5 centimes sur le diesel et 2,9 centimes sur l’essence. Un argument absurde pour les Français obligés de prendre leur voiture pour aller travailler et les nombreuses PME devant se déplacer pour leur activité.

 

« Concurrence étrangère »

Cette augmentation est d’autant plus difficile à vivre pour les PME ou professions libérales qu’il leur est souvent impossible de la répercuter sur leurs tarifs. Car si la loi du 5 janvier 2006 autorise certains secteurs à indexer leurs prix sur ceux du pétrole, la réalité est parfois plus compliquée pour certaines PME qui ne peuvent la mettre en application, en raison de la concurrence d’entreprises étrangères qui profitent d’un gasoil et d’une main d’œuvre moins chers.

La situation est encore plus problématique pour les infirmières libérales, qui ne bénéficient pas de cette loi alors qu’elles peuvent parcourir des centaines de kilomètres lors de leur tournée journalière. Leurs tarifs, étant conventionnés, ne sont pas de leur ressort. Et comme le souligne Martine Lombardo de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) « Ni notre indemnité forfaitaire de déplacement, ni notre indemnité kilométrique n’ont été revalorisées ces dernières années. »2

En début d’année, lors d’une précédente hausse des carburants, la FNI avait regretté le manque de cohérence du gouvernement qui, d’un côté prétend développer l’ambulatoire et le maintien à domicile des patients et de l’autre, pénalise financièrement ceux qui font vivre les soins de proximité en se déplaçant3

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1 https://www.dna.fr/actualite/2018/11/04/le-president-macron-nous-a-recus-je-prefere-la-taxation-du-carburant-a-celle-du-travail2 https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/11/05/taxes-sur-le-diesel-dans-les-pme-rurales-le-ras-le-bol-d-etre-pris-pour-des-pigeons_5379251_3234.html3 https://www.infirmiers.com/actualites/revue-de-presse/hausse-carburants-quid-idel.html

Filet de Bénédicte, édité par Judith

Exo ADN – Judith

Titre :

Analyses ADN aux USA : des secrets en vente libre

Chapô :

Depuis 2013, les États-Unis ont trouvé un marché lucratif : les analyses ADN. A partir d’un échantillon de salive, tout citoyen peut désormais connaître ses origines ethniques, retrouver des personnes au génome commun. La police et certains groupes pharmaceutiques les utilisent déjà. Mais quid de la notion d’anonymat ?

Exergue :

« Si vos sœurs, frères, parents ou enfants s’adonnent à cette activité en ligne, ils compromettent votre famille pour des générations », Erin Murphy, professeure de Droit à New York University, spécialiste de l’ADN.

Inter 1 :

Des possibilités limitées

Inter 2 :

Une levée de secrets

 Inter 3 :

Protection et menaces

Inter 4 :

Des analyses au service du FBI

Brève Libé Judith

Une jeune femme de 32 ans, enceinte de trois mois, est morte hier des suites de ses blessures. Elle a été percutée par un chauffard âgé de 20 ans, sur un trottoir du IXe arrondissement de Paris. Après s’être lancé à vive allure dans un couloir de bus, ce dernier a perdu le contrôle de sa voiture. Deux autres personnes qui se trouvaient à bord se sont enfuies après l’accident. Le chauffeur, dont les analyses d’alcoolémie se sont révélées négatives, a été interpellé puis placé en garde à vue.

 

Exo Libé Judith

Surtitre :

Justice française

Titre :

Les boxes de la honte

Chapô :

Sous couvert de lutte contre le terrorisme, les boxes des accusés sont de plus en plus sécurisés et « déshumanisants », ce qui entraîne de multiples conséquences sur les audiences.

Exergue :

« C’est insupportable, on ne vous entend pas, vous ne nous entendez pas ! », s’indigne la présidente du Tribunal de Grande Instance de Rouen

Inter 1 :

« Des pilori modernes »

Inter 2 :

Une dangerosité supposée

 

Prolongement de la ligne 11 : que cela va-t-il changer pour vous ?

Mathieu, 45 ans, ingénieur du son, Les Lilas « ça va ramener plus de monde » Sur la ligne 11, c’est tranquille, il n’y a pas grand monde, l’ambiance est plutôt détendue comparé à la ligne 2 que j’ai prise pendant 20 ans quand j’habitais à Pigalle. J’ai un peu peur du monde que ce prolongement va engendrer. Mais je vois aussi le côté positif, ces travaux vont moderniser la ligne.

Lydie, 58 ans, secrétaire à la retraite, Paris… Ce sera plus simple d’aller au centre commercial de Rosny Je suis comblée. Je vais pouvoir aller au centre commercial de Rosny sans faire de changement ! Jusque-là, il me fallait prendre deux métros et un bus. En plus, mon fils vit à Romainville, je vais donc pouvoir lui rendre visite plus facilement. Pour moi, l’extension de la ligne est une aubaine.

Julien, 28 ans, pâtissier-boulanger, Les Lilas… Ça va accentuer la gentrification L’arrivée du métro va entraîner une gentrification sur les six nouvelles stations. Les populations qui habitent là depuis longtemps vont être obligées à terme de s’éloigner encore un peu plus de Paris.

Peiyu, 32 ans, serveuse, Romainville… Je vais gagner 20 minutes sur mon trajet Pour me rendre à mon travail dans le XVIIe arrondissement, je prends le bus jusqu’à Mairie-des-Lilas, puis le métro. Quand tout va bien, je mets une heure ! Le soir, il m’arrive d’attendre le bus un quart d’heure. Alors, un métro à cinq minutes de chez moi, c’est super !

Ligne 11 : le prix du mètre carré enflamme l’est parisien

Les habitants de la banlieue est pourront bientôt profiter des avantages liés à son actuel prolongement, d’un point de vue pratique et immobilier.

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Métro parisien (Crédits photo : Flikr)

Le prolongement de la ligne 11 du métro jusqu’à Rosny-Bois-Perrier (Seine-Saint-Denis), qui devrait être mis en service fin 2022, bouleverse déjà le marché de l’immobilier à l’est de Paris.

Avec 13 stations, l’une des plus courtes lignes de la RATP relie actuellement le cœur de Paris à Mairie des Lilas. Elle va être prolongée de 6 kilomètres pour desservir 6 nouveaux arrêts : Les Lilas, Bagnolet, Montreuil, Romainville, Noisy-le-Sec et Rosny-sous-Bois. Dans un contexte où le prix de l’immobilier sur la capitale est toujours plus exorbitant (actuellement 9 300 euros le m2 en moyenne), les Parisiens s’intéressent fortement à ces communes jusque-là enclavées.

En effet, cette extension du réseau, dont les travaux ont démarré en 2015, devrait nettement faciliter le déplacement en transports en commun. Avec des correspondances qui connecteront la ligne 11 à la ligne 15 du métro et à la ligne 1 du tramway, les trajets de nombreux usagers deviendront à la fois plus courts et plus simples.

Conséquence de cet attrait, les biens se vendent plus vite et les prix grimpent ! Si le m2 est encore souvent inférieur à 4 000 euros dans cette partie de la Seine-Saint-Denis, certaines communes, à l’instar de Romainville et de Montreuil, ont choisi d’encadrer les prix de l’immobilier avec des plafonnements. Ainsi, sur la Zac Acacia de Montreuil, il est prévu que le prix au m2 dans le neuf ne dépasse pas les 3 900 euros.

Filet de Céline 

Travaux de la ligne 11 : l’impact sur les commerçants

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Métro parisien (Crédits photo : Flikr)

Avec six nouvelles stations créées d’ici 2020, les commerçants pâtissent des inconvénients dus aux travaux. Ils font néanmoins preuve d’entraide et de débrouillardise dans cette situation où leur chiffre d’affaires se voit grandement réduit.

Au milieu du vacarme et des grues, Maurice, propriétaire d’une agence immobilière sur le boulevard de la Liberté aux Lilas (Seine-Saint-Denis) attend son rendez-vous de pied ferme. Depuis des mois, il perd des clients. Il a donc fait appel à un chargé d’information de la RATP pour pouvoir installer dans le quartier des banderoles rappelant que son établissement est ouvert.

Enseignes occultées, circulation interdite, places de stationnement supprimées, bruit et poussière… Sur le boulevard de la Liberté, la fréquentation des commerces est sérieusement impactée par les travaux de la station de métro Mairie des Lilas. Au milieu de ce chaos urbain, qui ne prendra pas fin avant 2020, les commerçants redoublent d’inventivité pour ne pas perdre leurs clients.

Casquette de titi parisien et tablier rouge, Loïc mise sur la solidarité pour tenir le coup dans sa fromagerie : « Avec les travaux, les gens viennent moins. Il a fallu se retrousser les manches ! Je fais de la communication, je distribue mes flyers aux autres commerçants, on s’entraide et on s’envoie nos clients. »

A deux pas de là, Sandrine, fleuriste, se montre pragmatique : « Avec l’impact des travaux sur mon chiffre d’affaires, je limite l’embauche, j’ai juste une employée à mi-temps. Heureusement que je n’ai pas de concurrence dans le quartier ! » Comme ses voisins, elle doit supporter le bruit et la saleté. « J’ai râlé sur les réseaux sociaux quand les travaux ont occasionné d’énormes poubelles devant mon magasin. Ca n’a pas traîné, ils ont rapidement fait le nécessaire ! »

En face, la vitrine de la boutique Optic Duroc est vide. Jessica et Megane, les deux jeunes vendeuses, ont été obligées de réorganiser le magasin : « Sur le boulevard, les gens pensent que nous sommes fermés. Heureusement, on a aussi une vitrine sur la rue de Paris ! On a donc déplacé tous nos produits d’un seul côté. Mais on a quand même perdu 30% de notre chiffre d’affaires… »

Michel, le propriétaire de l’agence immobilière, a enfin été rejoint par le chargé d’information de la RATP pour convenir des emplacements stratégiques de ses futures banderoles. En outre, comme tous les commerçants impactés, il espère que son dossier d’indemnisation à la RATP sera rapidement validé.

Reportage de Céline

 

Exo B/K Judith

Judith Lewi

Titre 1 : Booba / Kaaris : rixe au tribunal.

Chapô 1 :  Ils vont finir par se réunir, mais devant les juges de Créteil. Suite à leur violente altercation à l’aéroport d’Orly le 1er août, les deux rappeurs seront confrontés à la justice ce jeudi.

Inter 1 : Caution vs prison

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Légende : « Booba (à gauche) et Kaaris (à droite), les frères ennemis » (crédits photo AFP).

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Titre 2 : Retards et dégâts matériels : les chiffres

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Titre 3 : « Un futur mariage sous tension ».

Chapô 3 : Tout s’annonçait pourtant bien pour ce couple. C’était sans compter l’affrontement entre les deux célèbres artistes à Orly.

Inter 3 :  «Un vrai bordel »

Légende 3 : Romain et Nezha, un couple d’amoureux présents au moment de la bagarre, juste avant de se marier.

Cambriolage éclair au Texas

Une dizaine d’hommes cagoulés a cambriolé une grande armurerie de Houston au Texas (Etats-Unis), le 1er mars 2016 à 4h30 du matin. La scène, dont la durée n’excède pas une minute vingt, a été intégralement filmée par la caméra de vidéo-surveillance. Après avoir forcé la porte à l’aide d’un pick-up, les assaillants ont pénétré les lieux puis cassé les vitrines avec divers outils pour voler des fusils et des pistolets. Les individus ont ensuite pris la fuite avec leur butin.