Galeries Lafayette : sous le vernis du luxe, les conditions de travail difficiles des vendeurs

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Les grands magasins boulevard Haussmann, avec leurs vitrines étincelantes et leurs produits luxueux, font rêver nombre de touristes et de Parisiens… Le décor est parfait, la marchandise somptueuse et le client y est roi, mais qu’en est-il de ceux qui travaillent au quotidien pour les marques de luxe ? Les vendeurs, qui eux aussi, doivent être impeccables, tant dans leur tenue que dans leurs comportements, subissent des conditions de travail difficiles, bien loin de l’image de rêve que le magasin offre à ses clients.

Après une mise au placard, Assia, 28 ans, est en arrêt maladie depuis deux mois. Forte tête, elle n’obéissait pas à tous les ordres hiérarchiques. Pourtant, la jeune vendeuse rapporte 50 000 euros par mois à sa marque. Mais ce n’est pas assez. On lui demande de travailler davantage, de faire plus de chiffre. La jeune femme craque et fait un burn-out dont elle n’a, aujourd’hui, plus la force de parler.

Vue des deux étages des Galeries Lafayette se situant sous la coupole, qui abritent au total 3 500 enseignes, dont les marques les plus renommées du luxe

Les Galeries Lafayette accueillent 3 500 enseignes, dont les marques les plus renommées du luxe

Surnommés « les ambassadeurs des marques », 5 000 vendeurs sur les stands de luxe travaillent aux Galeries Lafayette du célèbre boulevard Haussmann. Dans ce temple du shopping, prisé des touristes du monde entier, 80 % des vendeurs sont des femmes. Polyglottes et polyvalentes, elles accueillent 37 millions de personnes par an et ont pour mission d’être réactives aux moindres désirs de leurs clients internationaux. Mais derrière cette vitrine parisienne idéale, la réalité est moins glamour : surcharge de travail, station debout pénible, stress du chiffre permanent, parfois même brimades de la part des managers. Debout huit heures par jour, large sourire aux lèvres, elles servent des milliers de personnes dans un bruit incessant. Le nombre d’accidents de travail ne cessent de croître depuis 2016, tout comme le nombre d’arrêts maladie, selon la direction et les syndicats. Les conditions de travail de cette armée du luxe se dégradent.

Les Galeries Lafayette accueillent 3 500 marques. Dans un décor d’opéra, sous la coupole vitrée en style néo-byzantin, les marques les plus renommées du luxe, Chanel, Dior, Gucci, Prada, sont concentrées sur les trois premiers étages. Dans les vitrines éblouissantes, sur les présentoirs dorés, est présentée la nouvelle collection. Les prix des modèles exposés et des derniers cris de la mode ne sont pas affichés. Ils coûtent des milliers d’euros. Pour accéder au grand magasin, Anaïs, jolie brune élancée aux yeux sombres, pointe son badge à l’entrée du personnel. Il est 8 heures 45. Ce geste, elle le fait six fois par jour pour signaler ses allées et venues, enregistrant ainsi le nombre d’heures travaillées. Avant de commencer son travail, elle passe son uniforme : cardigan noir, derbys, pantalon à pinces. Une dernière mise en beauté : un coup de rouge à lèvres écarlate contrastant avec son maquillage discret. Sa coiffure en queue de cheval est bien soignée. Un dernier regard dans le miroir : Anaïs est tirée à quatre épingles. Cette tenue est strictement imposée par la maison : pas de bijoux, ni de parfum d’une autre marque.

La coupole des Galeries Lafayette avec ses vitraux de style néo-byzantin

La coupole des Galeries Lafayette avec ses vitraux de style néo-byzantin

La guerre des chiffres

Puis Anaïs se rend au briefing du matin. « À cette réunion, on ne parle que de chiffres, le chiffre de la veille, le chiffre de la semaine. Combien de chiffre d’affaires en moins ou en plus par rapport à nos concurrents », précise la jeune femme. Les vendeuses du luxe perçoivent un salaire fixe proche du SMIC, plus une commission de 10 % au maximum sur chaque vente, soit en moyenne 600 à 800 euros par mois. « Dans ce métier, le temps c’est de l’argent. Il faut faire un maximum d’argent »affirme Céline Wong, une ancienne vendeuse de Burberry. Le défi des marques est de réaliser au minimum un million d’euros de chiffre d’affaires par mois sur un stand. Pour huit vendeurs, cela revient à réaliser 125 000 euros d’objectif, soit 50 sacs de luxe à 2 500 euros à vendre par mois. Chaque semaine, les vendeurs sont convoqués individuellement en entretien individuel pour parler de leurs performances.

Tous les mois, chaque vendeur doit réaliser un chiffre d'affaire de 125 000 euros, soit l'équivalent de 50 sacs de luxe à 2 500 euros.

Tous les mois, chaque vendeur doit réaliser un chiffre d’affaire de 125 000 euros, soit l’équivalent de 50 sacs de luxe à 2 500 euros.

Erwin Meudec, défenseur syndical et salarié de la marque Burberry, observe que les objectifs sont en croissance vertigineuse chaque année. Dans ce contexte, « le but de la direction est de ne pas payer les primes. On a 200 vendeurs, cela fait 230 euros de prime pour chacun si on réalise le chiffre d’affaire. 26 000 euros par mois et 300 000 euros de primes à donner par an. » Le mois passé, Jérémie, vendeur du groupe Kering, devait atteindre 130 000 euros « À la fin du mois, il me manquait quelques milliers d’euros. Pas de prime, 800 euros en moins sur le salaire », le jeune homme, dégouté, baisse la tête. Parlant pourtant couramment portugais, anglais et espagnol, il ne peut pas rivaliser avec les vendeurs asiatiques qui arrivent à atteindre l’inatteignable. Les clients chinois sont les plus chéris. En 2017, ils étaient 90 000 à visiter les Galeries Lafayette. Ce sont des acheteurs compulsifs, pressés, ayant un fort pouvoir d’achat.

« Quand tu mets plusieurs lions en cage, les plus forts gagnent. Les vendeurs hyper compétitifs se battent comme des chiens pour vendre et éliminent les autres. » 
Une syndicaliste

« Ce système de primes engendre la compétition et la concurrence entre les vendeurs, stimulés par les managers et la direction », estime Pascal Barbier, maître de conférence en sociologie à la Sorbonne. « Quand tu es payé à la com’, il n’y a pas d’esprit d’équipe, c’est chacun pour soi », affirme Céline Wong. « C’est la guerre sur le floor, on est des requins : le but est de ramasser le plus. Tu ne vois pas les clients comme tel, mais comme du pognon, un portefeuille. » Les plus faibles peuvent difficilement durer dans ce métier. C’est la loi de la jungle dénonce une syndicaliste : « Quand tu mets plusieurs lions en cage, les plus forts gagnent. Les vendeurs hyper compétitifs se battent comme des chiens pour vendre et éliminent les autres. » 

Aux petits soins pour les clients

Après avoir exécuté les dernières directives de son manager – vérifier son stock, ouvrir la caisse, faire le journal de caisse, ranger les vitrines – Anaïs s’attaque aux clients. Elle a les numéros de 1 600 clients internationaux sur son portable professionnel. Leurs goûts, leurs habitudes, leurs vies ne sont plus des secrets pour cette jolie brune. Parlant couramment quatre langues étrangères, elle souhaitera par texto un joyeux anniversaire à dix personnes. Une manière de les fidéliser et d’optimiser son temps.

Pour faire plus de chiffre, Anaïs a travaillé tous les dimanches de 2017. Elle montre la dernière nouveauté à une touriste chinoise installée confortablement sur un pouf de velours. Agenouillée, la jeune vendeuse la chausse d’un magnifique soulier beige, comme si sa cliente était Cendrillon, en lui présentant le modèle en anglais.

Travail ou vie de famille : il faut choisir

Depuis les lois Macron et El Khomri, les Galeries Lafayette sont classées en zone touristique et ouvrent tous les dimanches. Les syndicats du commerce farouchement opposé au travail dominical ont essayé de négocier des accords d’entreprise avec la direction des grands magasins. Bataille perdue ! C’est finalement sur la base du volontariat que les vendeurs vont venir travailler pendant cette journée censée être de repos. « Un volontariat illusoire », affirme le sociologue Jean-Yves Boulin. Selon une syndicaliste,« il y a des gens qui ne veulent pas travailler le dimanche. La marque leur impose ». Erwin Meudec confirme : « les managers exerce une pression sur les vendeurs « Tu n’as travaillé aucun dimanche ce mois-ci. Ce n’est pas sympa de ta part vis-à-vis de tes collègues. Tu sais bien qu’on gagne double. Ce serait bien que tu sois volontaire » ». Pascal Barbier explique que ce n’est pas un cas isolé, les managers jouent souvent la carte de l’affectif pour forcer la main des vendeurs. Ce qui fonctionne d’autant plus que les responsables sont généralement d’anciens vendeurs. « Les vendeuses n’osent pas contester leurs demandes pour garder leur poste et pouvoir évoluer dans ce métier », ajoute le sociologue.

Léa, vendeuse dans un grand magasin, a démissionné pour pouvoir passer plus de temps avec ses enfants.

Léa, vendeuse dans un grand magasin, a démissionné pour pouvoir passer plus de temps avec ses enfants.

 

Selon Jean-Yves Boulin, les vendeuses qui travaillent les dimanches perdent du temps de sociabilité : « les plus impacts sont les mères de famille qui passent moins de temps avec leurs enfants et leur famille. Mais également pour tout ce qui est relations sociales, amis, pratique de sport, de loisirs. Dimanche étant le seul jour de synchronisation». Diane, responsable d’une marque de bijoux, aux faux airs de Sharon Stone, culpabilise. Elle passe moins de temps avec ses enfants à cause de son travail le dimanche et essaie de compenser en semaine. Léa, maman de deux enfants, a une expérience de huit ans dans la vente, en tant que responsable et vendeuse dans plusieurs grands magasins. Alors qu’elle a la vente dans le sang « je pourrais vendre de la neige en hiver s’il fallait », elle démissionne pour se consacrer à ses enfants, « travailler avec des horaires flottants et avoir une vie de famille est impossible ». Pour pouvoir concilier les deux, Léa est devenue gérante de sa propre boutique de bijoux et de prêt-à-porter qu’elle codirige avec une autre ancienne vendeuse.

Un management agressif

Les vendeuses se plaignent d'un management agressif qui peut aller jusqu'à des insultes, des brimades, une interdiction d’aller aux toilettes, voire des menaces physiques.

Les vendeuses se plaignent d’un management agressif qui peut aller jusqu’à des insultes, des brimades, une interdiction d’aller aux toilettes, voire des menaces physiques.

Il y a un an, Anaïs a démissionné d’une marque de luxe. Selon elle, son salaire de 1 500 euros n’était pas motivant et l’attitude de son responsable envers le personnel était exécrable. Dans sa permanence syndicale, Erwan Meudec entend souvent des plaintes similaires. Selon lui, elles se sont multipliées et peuvent prendre différentes formes : insultes, brimades, interdiction d’aller aux toilettes, voire des menaces physiques de la part des managers. « C’était du harcèlement verbal et non pas du management. Le directeur m’a humilié en allant toucher là où ça fait mal, en évoquantdes choses intimes. Il faut rapporter plus de 100 000 euros par mois pour qu’on t’estime », témoigne la jeune démonstratrice. Lise, manager d’un secteur des Galeries Lafayette, souhaite temporiser. Selon elle, tous les responsables ne font pas le choix de ce management agressif et ne dirigent pas leurs équipes d’une main de fer. Peut-être pas tous, mais un certain nombre. Et les vendeurs sous leurs ordres subissent la loi du silence. « Ceux qui ont des managers durs se taisent et obéissent, car ils touchent des salaires entre 2000 € et 4000 €. Ils ont peur de perdre leur place. » De toute façon, les vendeuses signent dans leur contrat une clause de loyauté leur interdisant de parler du fonctionnement interne de la marque.
« Les ordres viennent d’en haut. On est tout en bas, le maillon faible. » Lise est démotivée et fatiguée par son travail qui ne correspond plus à ses valeurs. « Faire du chiffre, du chiffre… On devrait manager autrement les vendeurs. Transformer cet endroit en lieu de vie pour fidéliser les clients ». Mais les managers aussi subissent cette pression. « Ils sont au bout du rouleau. C’est une population de plus en plus démotivée à cause de la pression hiérarchique, confie une syndicaliste qui veut rester anonyme. Aujourd’hui, on m’a informé qu’une manager de Prada est en arrêt maladie. Un burn-out ! »

« C’était du harcèlement verbal et non pas du management. Le directeur m’a humilié en allant toucher là où ça fait mal. »
Anaïs, vendeuse

Le syndicaliste Erwan Meudec menace la direction de faire grève et de bloquer une boutique Burberry. Carla marque a beaucoup de retard sur le paiement d’arrêts maladies, d’accident de travail, de primes, de 13mois etc. Laurence Lapierre, responsable du service de presse de Burberry ne dément pas : « la direction de Burberry prend très au sérieux le bien-être de tout le personnel. Il est important pour nous que tous les employés se sentent respectés sur leur lieu de travail. Nous traitons ce problème très sérieusement et menons une enquête approfondie ».

Une enquête intitulée « Le bien-être en boutique », menée en 2017 par Rétail Management Service, auprès de vendeurs du luxe des grands magasins et des boutiques, montrent que 88 % aiment leur métier et que 58 % sont heureux au travail. Les principaux points négatifs du métier sont l’incohérence de procédure et le peu de valorisation du métier. La fatigue physique ou les horaires décalés obtiennent un très faible pourcentage. On peut noter qu’un tirage au sort pour les participants de cette enquête offrait à quatre d’entre eux un week-end de détente et un bon d’achat de 300 €.

Assia, la jolie vendeuse élancée, a travaillé quatre dimanches de suite. Bien qu’elle soit très fatiguée par la pression du chiffre, le bruit incessant ou la station debout de huit heures d’affilée, elle ambitionne d’atteindre un million d’euros cette année.

La hausse des taxes sur le diesel impactera-t-elle l’industrie automobile française ?

L’annonce de l’augmentation du prix du diesel qui entrera en vigueur en janvier prochain a entraîné de nombreuses réactions chez les consommateurs. Mais cette hausse de prix peut-elle également avoir des répercussions au niveau national sur l’industrie automobile ? 

Le diesel se trouve de nouveau sur la sellette : le gouvernement français a voté une hausse de la taxation de ce carburant dans le projet de loi des finances 2019. Cette augmentation de 10% du prix impactera fortement le quotidien de millions de citoyens. Mais cette taxe n’entre-t-elle pas en contradiction avec l’essor des ventes de voitures dans le pays et à l’exportation ?

L’Europe représente actuellement une manne de près de 65% de parts de marché pour les sociétés automobiles françaises. Et le diesel n’est pas en reste. En effet, près de 3% des consommateurs européens l’utilisaient en 1990 contre 37% en 2015, soit treize fois plus.

Baisse des ventes des voitures diesel

Mais sur le second trimestre 2018, la part des ventes de voitures neuves diesel est passée à seulement 36,3% contre 45,2% en 2017, rapporte l’Association des constructeurs européens d’automobiles dans Autonews.fr.

A noter que l’avenir des modèles roulant au gazole reste suspendu à de nombreuses restrictions qui visent à limiter les émissions de particules fines, en France et en Europe : Hambourg, en Allemagne, a déjà interdit une partie de son centre-ville aux diesels ne répondant pas aux normes anti-pollution Euro 6. Paris envisage de faire de même d’ici 2024.

 

Texte : Judith – Editing : Bénédicte

Exo ADN Bénédicte

Titre :

Génétique : les analyses d’ADN en libre-service (47)

Chapô :

Aux États-Unis, les kits pour faire analyser son ADN sont aujourd’hui devenus accessibles à tous grâce notamment à la diminution de leur coût. Leur capacité à prédire les maladies est encore limitée, mais l’engouement pour la recherche de ses origines, proches ou lointaines, expliquent leur succès grandissant. (311)

Exergue :

« Quand j’ai vu le nom de Chavez, ça a été un coup de tonnerre. Je me suis rappelée qu’un des amis de ma mère s’appelait Bill Chavez. J’étais le résultat de leur aventure » Linda Ketchum (169)

Inter 1 :

Parkinson, Alzheimer et maladie cœliaque (40)

Inter 2 :

Adoptions et adultères (22)

Inter 3 :

Charte de bonnes pratiques (26)

Inter 4 :

Résolution de « cold cases » (28)

brève libé bénédicte

Samedi soir, dans le IXe arrondissement de Paris, une jeune femme a été fauchée par un chauffard de 20 ans. Âgée de 32 ans et enceinte de trois mois, la passante est décédée le lendemain des suites de ses blessures. Le jeune homme, dont les analyses d’alcoolémie se sont révélées négatives, roulait dans le couloir de bus à vive allure quand il a perdu le contrôle de son véhicule et a percuté la jeune femme qui se trouvait sur le trottoir. Il a été interpellé et placé en garde à vue. Deux autres personnes qui se trouvaient à bord se sont enfuies après l’accident.

EXO LIBE Bénédicte

Surtitre : Sécurité judiciaire

Titre : La cage aux prévenus

Chapô : Depuis quelques années, les professionnels contestent fortement l’apparition des box hautement sécurisés : problèmes acoustiques, pratiques mais surtout déshumanisation du prévenu

Exergue : « une vision architecturale qui exclut le justiciable, qui le déshumanise en le réduisant à une dangerosité supposée » Le SAF et le Syndicat de la magistrature

Inter 1 : Présomption de dangerosité

Inter 2 : Mouvement architectural

Arrivée de la ligne 11 à Romainville : ses répercussions sur l’immobilier

Des possibilités de transport accrus et un accès beaucoup plus rapide à Paris sont des arguments de poids sur le marché de l’immobilier. Romainville, avec l’arrivée prochaine de la ligne 11 du métro, en fait actuellement l’expérience et voit ses prix grimper.

Avec l’arrivée en 2022 de la ligne 11, ses projets d’urbanisme et ses prix encore accessibles, Romainville séduit beaucoup de Parisiens à la recherche d’espace et de tranquillité. Cette commune ne dispose actuellement que de lignes de bus. La perspective de rejoindre République en 14 minutes seulement réjouit donc ses habitants. Et les répercussions sur l’immobilier commencent à se faire sentir.

L’ensemble de la commune sera bien desservi avec 3 stations dans le centre de la ville ou à ses frontières. La proximité avec les futures bouches de métro influe sur le prix du m2. La moyenne se situe aux environs de 4200€ mais « l’effet adresse joue à plein. D’un trottoir à l’autre, les prix varient d’au moins 10 % », remarque Franck Bozon, de l’agence Laforêt immobilier, à Noisy-le-Sec*.

Une Zone d’aménagement concerté (ZAC) est en cours de construction sur les 15 hectares libérés par la couverture de l’autoroute A3, tout près de la nouvelle station Montreuil-Hôpital. Quelques investisseurs avisés ont déjà commencé à acheter dans ce secteur calme et pavillonnaire mais qui pourrait changer du tout au tout d’ici à l’ouverture du prolongement.

*Cité dans leparticulier.lefigaro.fr du 06/10/2016

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Prolongement ligne 11 : conséquences sur les commerces de proximité à mairie des Lilas

L’avis des usagers sur le prolongement de la ligne 11

Qu’est-ce que le prolongement de la ligne 11 va changer pour vous ?

A la station Mairie des Lilas, 4 usagers du tronçon nord de la ligne 11 nous ont répondu.

Peiyu, 32 ans, serveuse, Romainville, Je vais gagner 20 minutes sur mon trajet

« Pour me rendre à mon travail dans le XVIIe arrondissement, je prends le bus jusqu’à Mairie-des-Lilas, puis le métro. Quand tout va bien, je mets une heure ! Le soir, il m’arrive d’attendre le bus un quart d’heure. Alors, un métro à cinq minutes de chez moi, c’est super ! » 32 ans, serveuse, Romainville,

Mathieu, 45 ans, ingénieur du son, Les Lilas, Ça va ramener plus de monde

« Sur la ligne 11, c’est tranquille, il n’y a pas grand monde, l’ambiance est plutôt détendue comparé à la ligne 2 que j’ai prise pendant 20 ans quand j’habitais à Pigalle. J’ai un peu peur du monde que ce prolongement va engendrer. Mais je vois aussi le côté positif, ces travaux vont moderniser la ligne. »

Lydie, 58 ans, secrétaire à la retraite, Paris, Ce sera plus simple d’aller au centre commercial de Rosny

« Je suis comblée. Je vais pouvoir aller au centre commercial de Rosny sans faire de changement ! Jusque-là, il me fallait prendre deux métros et un bus. En plus, mon fils vit à Romainville, je vais donc pouvoir lui rendre visite plus facilement. Pour moi, l’extension de la ligne est une aubaine. »

Julien, 28 ans, pâtissier-boulanger, Les Lilas… Ça va accentuer la gentrification

« L’arrivée du métro va entraîner une gentrification sur les six nouvelles stations. Les populations qui habitent là depuis longtemps vont être obligées à terme de s’éloigner encore un peu plus de Paris. »

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Prolongement ligne 11 : conséquences sur les commerces de proximité à mairie des Lilas

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Depuis un an et demi, les travaux liés au prolongement de la ligne 11 ont envahi les rues autour de la Mairie des Lilas. La poussière, le bruit mais surtout un manque de visibilité sont les conséquences directes pour les commerçants du quartier.

Malgré les panneaux de la RATP, les commerçants souffrent de la présence des travaux Crédit photo : Auguste André

Malgré les panneaux de la RATP, les commerçants souffrent de la présence des travaux
Crédit photo : Auguste André

« Ça va être joli et agréable dans 2 ans mais est-ce qu’on sera encore là ? » s’inquiète Maurice, gérant de la plus vieille agence immobilière du quartier, implantée depuis 55 ans à la station Mairie des Lilas. Sa façade un peu rétro n’est quasiment plus visible depuis la rue malgré la vitrine de 10 mètres de long. A quelques pas de l’agence, un énorme containeur de stockage et un groupe électrogène masquent complètement la devanture. Les travaux liés au prolongement de ligne 11 du métro parisien envahissent quasiment tout le boulevard de la liberté.

Les « emmurés » du boulevard de la Liberté

Pour Maurice, tous les commerçants de la rue souffrent de cette situation. Et son expression « Nous sommes les emmurés » résume parfaitement leur vécu. Non loin de l’agence, un restaurant de burgers et un garage Speedy ont mis la clé sous la porte, faute de clients. Ali, gérant d’un Kebab, nous confie « on a beaucoup perdu depuis le commencement des travaux ». En effet, son chiffre d’affaire est passé de 300€ à moins de 150€ par jour. Même son de cloche chez Mylène, pharmacienne, qui a constaté une baisse de la fréquentation de son établissement pouvant aller jusqu’à plus de 50%. Pourtant, la RATP propose des indemnisations. La Commission des Règlements à l’Amiable (CRA) étudie une fois par trimestre les dossiers des commerçants impactés par la présence des travaux et leur rembourse la perte de leur chiffre d’affaire quand celle-ci atteint 30 à 40%. Ali et Mylène ont rempli un dossier, mais ils doivent attendre deux mois avant de toucher l’argent. Et il y a les autres nuisances : la poussière et le bruit. L’énorme ventilateur – indispensable quand on creuse à 18 mètres de profondeur – les pelleteuses et les bétonnières diffusent un vacarme continu.

Solutions maison

Maurice, le patron de l’agence immobilière, de son côté, a décidé de prendre les choses en main. Il a fait imprimer quatre grandes bannières à ses frais pour rendre de la visibilité à son agence immobilière. Ce matin, il a rendez-vous avec Christophe, le chargé d’information de proximité de la RATP, pour étudier avec lui l’emplacement de ces bannières. « Mais s’ils nous disent non, on les met quand même ! » prévient-il. Pourtant, entre les deux hommes, qui se voient régulièrement depuis un an et demi, les relations sont cordiales. Christophe prend le temps de sortir dans la rue avec Maurice et lui dispense ses conseils pour ses panneaux. Ce dernier devra néanmoins attendre la validation par le service juridique avant de procéder à leur installation.

Malgré cette temporisation, Maurice s’est senti entendu. Les deux hommes se quittent en se serrant la main tout en sachant qu’ils se reverront bientôt. Les travaux ne s’achèveront pas avant fin 2019 au plus tôt.

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Exo Café Bénédicte

Titre Print : « Une heure et l’addition ! »

Chapô Print : Un neuvième établissement du réseau Anticafé va ouvrir à Paris dans quelques jours. Ce nouveau concept où l’on ne paye pas ses consommations mais le temps qu’on y passe rencontre un franc succès et continue à se développer.

Exergue : Dans un café traditionnel, au bout de trente minutes sans reprendre une conso, on a l’impression d’être un parasite, Tommaso, 30 ans, chercheur en philosophie

Inter : Espace de co-working

Légende : L’ambiance qui règne dans cet Anticafé permet aux clients de se sentir comme à la maison

Titre print 2 : Le forfait à l’heure s’étend à d’autres secteurs

Titre Web : Les Anticafés, où l’on ne paye pas ses cafés mais le temps passé, se développent

Chapô Web :  Un neuvième établissement du réseau Anticafé va ouvrir à Paris dans quelques jours. Ces commerces d’un genre nouveau connaissent un franc succès auprès des usagers qui apprécient ce nouveau mode de consommation.

Exo B/K Bénédicte

Titre 1 : Début du procès de Booba et Kaaris

Chapô 1 : Les deux rappeurs vont comparaitre ce jeudi au tribunal correctionnel de Créteil pour répondre de leurs actes et assumer les conséquences de leur rixe qui a eu lieu début août à l’aéroport d’Orly

Intertitre 1 : Malgré leurs différences, une ligne de défense similaire

Légende 1 : Booba (à gauche) et Kaaris (à droite) ont un temps été proches avant que

leurs relations ne se dégradent jusqu’au clash de cet été

 

Titre 2 :  Répercussions sur l’aéroport : l’addition s’envole

 

Titre 3 : Un long mercredi de fiançailles

Chapô 3 : Les retards de vols ont provoqué des sueurs froides à ce couple de futurs mariés

Inter 3 : Chaos dans le hall 4

Légende 3 : Romain et Nezha, enfin tout sourire, à leur arrivée au Portugal, ils pourront se dire oui !