Exo Ehpad Amandine

Surtitre

Conditions de travail en maisons de retraite – 44s

Titre une

« On ne les met pas au lit, on les jette » – 42 s

Point essentiel 1

Aux Opalines, l’Ehpad de Foucherans (Jura), une dizaine d’aides-soignantes mènent une grève depuis plus de trois mois – 118 s

Point essentiel 2

Elles dénoncent un manque d’effectifs ainsi que des conditions de travail indignes pour un salaire au plancher – 110 s

Point essentiel 3

En dépit de leur mouvement, le plus long de France, elles se heurtent à l’intransigeance de la direction ainsi qu’au mutisme de la presse sur leur mobilisation. – 160 s

(total – 388 s)

Titre

Des aides-soignantes à bout de souffle – 38 s

Chapô

Depuis le 3 avril, une partie du personnel de l’Ehpad de Foucherans mène une grève sans fin pour dénoncer des conditions de travail qui ne leur permettent plus de répondre aux besoins des résidents. – 198 s

Inter 1

Cadence, angoisse et culpabilité – 32 s

Inter 2

D’abord une question de dignité – 31 s

Exergue

« Un risque existe d’atteinte aux droits fondamentaux, y compris involontaires. »  Jean-Marie Delarue, contrôleur des lieux de privation de liberté – 81 s + nom

Légende

Installées sur le parking de l’établissement, « les filles » vivent de dons alimentaires. – 89 s

Exo Friloux Amandine

Titre : La veuve noire va faire face aux assises de Paris – 49 s

Chapô : En 2011, Claude Friloux mourait d’un surdosage médicamenteux. Sa femme Amina est accusée de lui avoir administré les cocktails mortels. – 135 s

Inter : Stratégie de l’isolement – 24 s

Relance : Des cachets antivomitifs pour un traitement efficace – 52 s

Légende : De 27 ans la cadette de son mari, Amina (à droite) était en guerre ouverte avec la fille de Claude, inquiète de l’état de santé de son père. Sujet de la discorde ? Un héritage déjà bien entamé. – 204 s

 

 

Assurances : Le parcours du combattant des « profils à risque » pour assurer leur prêt immobilier

Les questionnaires de santé imposés aux particuliers emprunteurs par les compagnies d’assurance sont souvent à la source de nombreux obstacles pour ceux présentant des « risques de santé aggravés ». Et posent la question des limites du secret médical, du droit à l’oubli et du respect de la vie privée.

 

Esteban[*], 36 ans, se souvient. Il y a dix ans, une erreur médicale durant une opération du cerveau l’a plongé dans le coma. Il a failli mourir. Trois ans plus tard, remis sur pied, il commence des démarches en vue d’effectuer son premier achat immobilier en proche banlieue parisienne. Comme beaucoup de Français, il s’adresse à un courtier bancaire pour l’accompagner dans ses formalités. C’est alors que son passé médical a resurgi.

En 2016, environ quatre millions de demandes d’assurance de prêt immobilier ont été instruites en France. Si cette couverture n’est pas imposée par la loi lors d’un prêt, les banques l’exigent, car c’est pour elles la garantie que l’emprunteur pourra rembourser sa dette en cas de difficultés telles que le chômage ou la maladie. Selon la Fédération française de l’assurance (FFA), 17 % des dossiers concernent des emprunteurs présentant des « risques de santé aggravés ». Ces risques recouvrent des pathologies (VIH, diabète, maladies orphelines) ou certains modes de vie (tabagisme, pratique d’un sport extrême, voyages professionnels dans des pays dangereux ou exercice d’un métier à risque tel que policier ou pompier).

Plus la somme empruntée est élevée, plus la banque exige des garanties. Et ça commence par un questionnaire que le candidat doit remplir. Les questions portent sur les pathologies éventuelles, les antécédents médicaux (opérations, par exemple) mais aussi sur les habitudes de vie. Le médecin-conseil de l’assurance émet ensuite un avis. L’assurance peut alors imposer une surprime, exclure une pathologie de la garantie voire refuser d’assurer la personne, partiellement ou totalement, si le médecin a estimé que celle-ci présentait un risque.

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L’absence de séquelles n’est pas une garantie

Julien a 34 ans. Depuis deux mois, il se bat pour trouver une assurance qui accepte de couvrir son prêt. Début 2017, il a été victime d’un accident vasculaire cérébral consécutif à une malformation intracrânienne découverte à cette occasion. Cet épisode ne lui a laissé aucune séquelle. Déjà propriétaire, il veut acheter plus grand avec sa compagne car ils projettent d’avoir un deuxième enfant.

« Je fais l’objet d’un suivi médical et mes derniers bilans sont très bons. Pourtant c’est le parcours du combattant pour trouver une assurance. J’ai essayé chez une dizaine d’assureurs, y compris chez ceux qui prétendent couvrir des personnes présentant un risque de santé aggravé. Un seul accepte de m’assurer sous conditions. Et ce n’est pas encore gagné. »

Julien n’est pas un cas isolé. Léa, 36 ans, a eu elle aussi beaucoup de peine à s’assurer du fait de son épilepsie congénitale. Quand elle a fait son emprunt, l’assurance a accepté de la couvrir pour tous les risques qui ne relevaient pas, de près ou de loin, de l’épilepsie. « Cela veut dire que si je ne peux plus travailler à cause de mon épilepsie, l’assurance ne m’indemnisera pas. En plus de cette exclusion, je paye une surprime chaque mois. » Un double malus que les assurés peinent à comprendre.

En cas de doute, l’assurance peut aussi demander des examens complémentaires : tests sanguins (notamment sérologie VIH et hépatites) et urinaires, électrocardiogramme, IRM… Tests qui n’ont parfois rien à voir avec la pathologie déclarée. Julien raconte : « Avec ma compagne, nous avons tous les deux déclaré nos pathologies. Nous avons alors dû nous rendre dans un cabinet privé pour effectuer une batterie d’examens. C’est humiliant de se retrouver face à un médecin qui vous analyse comme un animal de laboratoire. »

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Illustration : Amandine H.

Mais où se situe la limite du secret médical pour les compagnies d’assurance ? Quelles informations sont-elles en droit de demander ? Jean-Claude Radier, avocat au barreau de Paris et fondateur d’un cabinet spécialisé dans la défense des particuliers et des PME face aux compagnies d’assurance, est catégorique : « Il n’y a aucune législation concernant les questionnaires, les assurances ont le droit de demander ce qu’elles veulent. C’est l’opacité totale. » Avant de souscrire une assurance, mieux vaut alors en démarcher plusieurs. Certains assureurs couvriront un particulier en rémission d’un cancer quand d’autres ne le feront pas.

 

 « Si je joue franc-jeu, aucune chance d’obtenir mon prêt. »

Face à ces difficultés, certains assurés comme Esteban ont dissimulé leur pathologie. Pour son premier achat, il empruntait peu. « J’ai expliqué à mon conseiller que j’avais eu un grave souci de santé pour lequel j’étais encore suivi. Il m’a alors prévenu que si je jouais franc-jeu, je n’aurais aucune chance d’avoir mon prêt. Il m’a proposé de faire comme si cette conversation n’avait jamais eu lieu… J’ai choisi cette deuxième option », ironise-t-il.

Mais mentir ou faire une fausse déclaration est très risqué. Selon le Code des assurances, « le contrat d’assurance est nul en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de la part de l’assuré, quand cette réticence ou cette fausse déclaration change l’objet du risque ou en diminue l’opinion pour l’assureur (…) ». Mais cela est également valable si l’on ne déclare pas un antécédent qui n’a rien à voir avec le sinistre. Il ne faut donc rien dissimuler. Certaines assurances insistent pour que les candidats remplissent ces questionnaires avec leur médecin de famille ou leur spécialiste. Et si la Fédération des médecins de France rappelle aux médecins dans une note de 2015 qu’ils peuvent aider leurs patients à remplir le questionnaire, elle leur déconseille aussi de le signer. En effet, « le fait pour un médecin de signer ou contresigner le rend responsable au même titre que le patient de la véracité et de l’exhaustivité de la déclaration (…) », peut-on y lire.

« Les magistrats sont sévères et leurs décisions sont rarement favorables aux assurés, prévient Jean-Claude Radier, surtout lorsqu’ils ont menti de manière délibérée. Au mieux, le contrat devient caduc, au pire, l’assuré risque jusqu’à cinq ans de prison. »

Les gouvernements qui se sont succédé depuis une dizaine d’années ont pourtant tenté d’inverser le rapport de force largement en défaveur des assurés. La loi Lagarde de 2010 permet à l’emprunteur de ne pas souscrire à l’assurance proposée par sa banque, la loi Hamon de 2014, de changer d’assurance emprunteur en cours de contrat et l’amendement Bourquin du 1er janvier 2018, de résilier son assurance à chaque date anniversaire.

Mais à en croire Romain Girard, de la fédération Familles rurales, troisième plus grande association de consommateurs en France, ces mesures ont aussi eu des effets délétères. « Cette ouverture à la concurrence des assurances a créé une sorte de système à deux vitesses. Avant, on avait des “contrats groupe” (ou contrats collectifs, ndlr) liés aux banques, plus chers mais qui permettaient une plus grande mutualisation des risques. Aujourd’hui, les emprunteurs peuvent se désolidariser de l’assurance de leur banque, ils vont voir d’autres prestataires et souscrivent en somme des “contrats sur mesure”. » Conséquence : les jeunes bien portants ne payent pas cher quand les candidats plus âgés ou malades doivent mettre la main au porte-monnaie. Il est à noter qu’au cours de cette enquête, nous avons tenté de joindre à de nombreuses reprises la Fédération française de l’assurance. Elle n’a donné suite à aucune de nos sollicitations.

Dispositions légales et recours possibles

Il existe quand même des recours. Par exemple, la convention Aeras (s’Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) signée conjointement en 2006 par les assureurs, les banques, les associations de malades et les ministères de la Santé et de l’Économie, est censée faciliter les démarches des personnes qui ont rencontré des problèmes de santé. Autre avancée importante : un « droit à l’oubli » ajouté à cette convention en 2015 permet de ne plus déclarer certaines pathologies guéries (cancers ou hépatites, par exemple).

Ce texte est revu et amendé chaque année au rythme des avancées médicales ou des négociations avec les associations de malades. « Mais il n’a rien de contraignant », peut-on lire sur le site de l’UFC-Que choisir qui a refusé de signer le texte. Même si les chiffres sont encourageants – 93 % des dossiers obtiennent une proposition d’assurance –, pour Romain Girard, « la convention va dans le bon sens mais il y a encore beaucoup à faire. Ce sont des démarches souvent longues et fastidieuses qui peuvent prendre jusqu’à deux mois. » Par ailleurs, le montant de l’emprunt est limité à 320 000 euros. Il suffit d’ailleurs de visiter quelques forums sur Internet, tels que celui du site d’informations seronet.info consacré aux problèmes de toutes sortes rencontrés par les personnes atteintes du VIH-SIDA, pour se rendre compte que de nombreuses personnes se sentent encore discriminées.

Pour se repérer dans le maquis des assureurs, de nouveaux courtiers ont fait leur apparition sur le marché. Handi-Assur, Askapi, Meilleurtaux.com, Réassurez-moi et d’autres encore se sont spécialisés dans les risques aggravés de santé. Ils travaillent en collaboration avec plusieurs compagnies d’assurance pour permettre aux « profils à risque » d’augmenter leurs chances d’obtenir une proposition de contrat et sont rémunérés par l’assurance ou par l’assuré. Peu d’entre eux affichent leurs prix sur leur site, c’est souvent un conseiller qui, après avoir étudié son dossier, contacte l’emprunteur pour lui préciser le tarif qui s’élève souvent à 50 ou 100 euros de « frais de dossiers ».

Les associations de malades prennent aussi le problème à bras-le-corps. La Fédération française des diabétiques a été précurseur : en 1989, elle a créé un partenariat avec la compagnie d’assurance Allianz pour que les malades puissent emprunter aux meilleures conditions, le diabète étant une pathologie très difficile à assurer compte tenu de l’incertitude de son évolution. « Nos adhérents arrivent en général à s’assurer, mais cela reste compliqué quand d’autres pathologies sont associées au diabète. Nous n’avons pas encore de contrat prévoyance. Mais le groupe est assez ouvert à la discussion et tous les ans nous nous réunissons pour réajuster les contrats », explique Sophie Trilleaud du service social et juridique de la fédération. Le contrat inclut tout de même une surprime très variable, qui dépend du stade de la maladie et de l’âge du client.

Enfin, la taxe sur le volet décès de l’assurance, qui avait été supprimée il y a quelques années, devrait refaire son apparition dans le projet de loi de finances 2019 : un coût supplémentaire pour des assurés qui payent déjà plus cher cette garantie.

Face à tous ces obstacles, Julien se sent piégé. Il a bien été tenté de cacher ses soucis de santé. Il s’est ravisé. Trop risqué pour sa compagne et sa fille qui en subiraient les conséquences s’il lui arrivait quelque chose. Mais il a le sentiment qu’à 34 ans, il est bloqué dans ses projets : « Si je n’obtiens pas mon prêt, je ne pourrai pas acheter plus grand ou je devrai m’éloigner encore un peu plus de mon travail. »

 

Cécile Lavolot – édité par Amandine Hervagault

[*] Les prénoms des particuliers emprunteurs ont tous été modifiés.

Exo ADN Amandine

Titre

Aux États-Unis, le kit d’analyse ADN a la cote – 46s

 

Chapô 

En vente libre depuis 2013, les tests ADN sont de plus en plus prisés des Américains. D’abord destinés aux particuliers, ils grossissent les banques de données génétiques de façon exponentielle. Laboratoires pharmaceutiques, tourisme, police… Nombreux sont les secteurs à s’y intéresser. Posant de nombreuses questions éthiques. – 328s

 

Exergue

« Quand j’ai vu le nom de Chavez, ça a été un coup de tonnerre. Je me suis rappelée qu’un des amis de ma mère s’appelait Bill Chavez. » – 136s

 

Inter 1

Cracher dans un tube en plastique – 33s

 

Inter 2

Vers la fin des secrets de famille ? – 37s

 

Inter 3

Charte de bonnes pratiques – 26s

 

Inter 4

Le « Golden State Killer » confondu – 35s

Brève Libé Amandine

Une jeune femme de 32 ans, enceinte de trois mois, est morte hier après avoir été fauchée par une voiture samedi soir à Paris, dans le IXe arrondissement. Un homme de 20 ans, dont les analyses d’alcoolémie se sont révélées négatives, a été interpellé et placé en garde à vue. L’accident a eu lieu dans un couloir de bus où circulait à vive allure le véhicule avant que son chauffeur n’en perde le contrôle et percute la jeune femme sur le trottoir. Deux autres personnes qui se trouvaient à bord se sont enfuies après l’accident.

Exo Libé Amandine

Surtitre

Symboles et Justice – 19s

Titre

Box étanches pour présumés dangereux – 36s

Chapô

Auparavant réservés aux procès hautement sécurisés, les box clos sont de plus en plus courants dans nos tribunaux. Les avocats de Hauts-de-Seine ont décidé de défendre les droits des accusés. – 191s

Exergue

« L’accusé n’est plus un personnage central, mais une figure extérieure. Imaginez si Camus avait mis Meursault dans une cage de verre… » Maître Gérard Tcholakian, membre du Syndicat des avocats de France – 136s + nom et fonction

Inter 1

Cellule miniature – 17s

Inter 2

Exclusion du justiciable – 24s

Rosny-sous-Bois: Quel impact l’arrivée du métro aura-t-elle sur votre quotidien?

Usha, 41 ans, caissière : « Le métro va changer nos vies »

« Le métro va beaucoup changer nos vies, surtout celles de mes enfants ! J’ai un garçon en BTS et une fille lycéenne. Notre maison est à deux pas de la future entrée du métro. Ils pourront aller facilement à Paris et mon temps de trajet pour aller au travail sera divisé par deux. Nous sommes très impatients ! »

Gérard, 68 ans, retraité : « Ma famille pourra me rendre visite. »

« Mon frère et mon père habitent aux Buttes-Chaumont. Ils pourront me rendre visite plus facilement. J’habite ici depuis quarante ans. Dans les années 80, Claude Pernès, le maire de Rosny-sous-Bois, espérait déjà l’arrivée du métro. C’est pour vous dire qu’on l’attend depuis longtemps ! »

Santiago, 30 ans, chef de cuisine : « Le métro nous a décidés à acheter. »

« Je suis parisien d’origine. Avec ma femme, on avait besoin de plus d’espace. On a emménagé à Rosny il y a six mois. Le métro nous a décidés à acheter. J’ai dû trouver un emploi dans un restaurant à Montreuil parce que c’est plus facile d’accès. Mais dès l’arrivée du métro, je retourne travailler à Paris. »

Nourouddine, 50 ans, ingénieur : « On est abandonnés par la mairie. »

« La ville nous a fait miroiter qu’on deviendrait parisiens. Mais les habitants du quartier sont remontés. A cause du chantier, c’est devenu impossible de stationner. Avec l’arrivée du métro, les gens laisseront leur voiture ici pour aller à Paris. Aucun parking n’est prévu. On est abandonnés par la mairie. »

Rose, 57 ans, assistante maternelle : « Je vais gagner de la clientèle. »

« J’habite au pied de la future station, alors je vais gagner de la clientèle. Ça va élargir le cercle des parents qui pourront facilement déposer leurs enfants avant de prendre le métro. Et avec l’augmentation du prix de l’immobilier, mon appartement va prendre de la valeur. Pour moi, c’est que du positif. »

 

Métro Télégraphe : début des travaux dans la station

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Vous êtes riverain(es) de la station de métro Télégraphe, ligne 11 (Paris 19e limite 20e) ? L’annonce du lancement des travaux d’aménagement de la station en septembre vous concerne. Ils ont lieu dans le cadre du projet de prolongement de la ligne 11 jusqu’à Rosny-sous-Bois, qui prévoit également la modernisation de l’ensemble de la ligne. But de la manœuvre : améliorer l’accessibilité de la station en l’équipant d’une quatrième entrée pourvue d’un ascenseur ainsi que de nouveaux Escalators. La station restera ouverte pendant toute la durée des travaux mais l’espace public a été aménagé pour vous faciliter les déplacements et assurer la sécurité de tous. Des marquages au sol indiquent les cheminements conseillés pour accéder aux immeubles et aux commerces. A noter par ailleurs que l’arrêt de bus 60 direction Porte de Montmartre est déplacé rue Pelleport et qu’une partie de la contre-allée de la rue de Belleville sera fermée à la circulation. Pour vous ménager quelques heures de sommeil, les travaux se dérouleront entre 7h et 22h en semaine et doivent durer jusqu’à mi-2020. Christophe Servat, chargé d’information de proximité, se tient à votre disposition par mail ou par téléphone pendant toute cette période pour répondre à vos questions (coordonnées disponibles sur la rubrique contact du site dédié au chantier du prolongement).

Futur métro La Dhuys : les commerçants des Hauts de Montreuil sont enthousiastes

A la frontière entre Montreuil, Rosny-sous-Bois et Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, la future station de métro La Dhuys est en chantier. Sa mise en service est prévue pour 2022. Les commerçants des alentours se réjouissent des transformations que cela va engendrer pour leur quartier.

« Il arrive tôt, le patron ! » tacle un client à l’arrivée de Stéphane, gérant du bar « L’Endroit », boulevard de la Boissière à Montreuil (93). Il est 10 heures du matin. L’homme de 26 ans, sourire franc, se glisse derrière le comptoir. Comme beaucoup de commerçants du quartier, il ne s’est pas installé ici par hasard. Fin 2022, la station de métro La Dhuys sera mise en service dans le cadre du prolongement de la ligne 11. Châtelet ne sera alors plus qu’à 23 minutes. Stéphane pourra peut-être même ouvrir le soir.

Aujourd’hui, l’accès à cette partie reculée de Montreuil est difficile. La station en chantier est perchée en haut d’une colline surplombant un paysage morcelé : à gauche, Noisy-le-Sec ; en face, Rosny-sous-Bois ; derrière, Montreuil et le boulevard de la Boissière où se concentrent les commerces des alentours. Entre ici et Paris, un seul transport en commun : le bus 102. La ligne est réputée laborieuse et irrégulière. « Fallait pas prendre la 102… » lance comme une évidence le chauffeur à un usager blasé. Alors à l’évocation du métro, les commerçants pensent spontanément : « facilité d’accès ».

« Le métro va nous amener la jeunesse »

Naji, le boucher, vit et travaille ici depuis trente ans. Il raconte les Hauts de Montreuil d’alors, qui abritaient fermes et industries. « Le quartier a déjà beaucoup évolué. Aujourd’hui, on a une clientèle d’habitués. Le métro va nous amener la jeunesse, c’est une bonne chose ! » Un peu plus loin, Fayçal, 32 ans, finit une conversation téléphonique devant l’entrée du magasin Auchan flambant neuf dont il est le directeur. « Lorsque j’ai repris l’affaire en décembre dernier, c’était sale, vétuste, en très mauvais état. La clientèle a beaucoup changé depuis les travaux. Le panier moyen a augmenté. Avec le métro, j’espère qu’il continuera de grimper. » Aziz, client de « L’Endroit », y croit tellement qu’à 70 ans, il s’apprête à ouvrir une société de domiciliation d’entreprises. « Le métro ? Mais c’est bien pour ça que je viens là ! Vous croyez qu’à la Défense il y aurait autant d’entreprises sans les transports ? »

Sans doute qu’en 2022, on ne confondra toujours pas Montreuil et la Défense. Mais ce sera plus facile d’arriver à l’heure au travail.

Exo Café – Amandine

Titre print 1 : Le bistrot qui facture au forfait  (33s)

Chapô print : L’Anticafé, dans le centre de Paris, fait payer ses clients au temps passé dans l’établissement. Le concept, à mi-chemin entre le café branché et l’espace de coworking, séduit une clientèle très variée. (202s)

Exergue : « On veut que les gens se sentent comme à la maison, sans la pression du serveur qui pousse à la conso » Leonid, fondateur du réseau (132s)

Inter : Forfait mensuel (15s)

Légende : Présentés sous forme de buffet, les produits sont en libre-service et à volonté (79 s)

Titre print 2 : D’autres secteurs jouent la carte du règlement horaire (54s)

Titre web : L’Anticafé Louvre, à Paris 1er, fait payer ses clients à l’heure (64s)

Chapô web : Le concept de paiement au forfait, importé d’Ukraine, séduit de plus en plus en France. Le réseau Anticafé compte aujourd’hui huit établissements, d’autres projets vont bientôt voir le jour. (190s)

Titre réseaux sociaux : Concept « bistrot-working »