Régionales. Pécresse mise sur le « bouclier de sécurité »

Valérie Pécresse, arrivée en tête du premier tour des régionales en Île-de-France, était en meeting mercredi 9 décembre, pour défendre son programme devant ses militants. À ses côtés, ses colistiers et des patrons de la droite. 

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Devant des militants impatients, Valérie Pécresse, tête de liste Les Républicains en Île-de-France, apparaît, souriante, dans le palais des sports d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Elle traverse la foule accompagnée du maire de la ville, André Santini, pour son dernier meeting avant le second tour des régionales dimanche.

Certains militants se plaignent d’être mal assis. « On entend pas ! », s’écrient ceux des derniers rangs. 500 sympathisants, que le parti est allé chercher en bus dans les villes voisines, sont installés sur des chaises pliantes au fond de la salle. Les autres – colistiers, amis de colistiers, élus venus soutenir la candidate, journalistes – occupent la partie proche de la scène. Dans la salle, les moins de trente ans sont rares et font partie du comité d’organisation.

Après plus d’une heure et demie d’attente, Valérie Pécresse monte enfin sur scène. La candidate martèle : « Nous sommes arrivés largement en tête. Pour la première fois depuis 1998, nous sommes en mesure de remporter la première région de notre pays ! »  Le public lui répond en agitant ses drapeaux bleu, blanc, rouge.

Anti-Bartolone

Très vite, la candidate fustige « Bartolone », son adversaire socialiste : « Il n’y a qu’un mot pour le décrire : sectaire ! », clame-t-elle à la tribune. « Lui qui n’hésite pas à traiter, sans respect, les électeurs de droite de misogynes, homophobes, nostalgiques de l’Ancien Régime… », poursuit-elle. Quelques huées approbatives lui répondent. Elle continue sa diatribe et traite Claude Bartolone « d’homme qui aime les riches », puis dénonce le clientélisme de la gauche et sa mauvaise gestion. « Une responsable de l’attribution des logements sociaux s’est même attribué un logement à elle-même ! »

Avant elle, Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, a déjà égratigné le candidat socialiste : « On é-li-mi-ne celui qui fait payer plus d’impôts ».

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 Tout pour la sécurité

« Le bouclier de sécurité proposé par Valérie Pécresse est indispensable », ont insisté ses colistiers en début de meeting, sous les ovations du public. La candidate promet « des gilets pare-balles pour les policiers ». Elle ajoute : « Les radicaux fichés S, revenant de Syrie, les imams prônant le djihadisme seront emprisonnés ou expulsés. » Et quand elle cite le nom de Christiane Taubira, le public se met à huer bruyamment.

À la sortie, les militants ont le sentiment du devoir accompli. Josiane est venue de Drancy : « Je connais son discours, mais on est venus la soutenir. » Valérie Pécresse exhorte les abstentionnistes à aller voter dimanche prochain. La députée des Yvelines se réclame de Clemenceau : « Comme lui, je sais ce que je veux, j’ai le courage de le dire et l’énergie de le faire. »

Rédacteur : Séverine Maublanc – Photographe : Mathieu Thomasset