COP 21, Brice Lalonde. Qu’est-ce qu’un bon accord ?

Réponse de Brice Lalonde, ancien ministre de l’Environnement, aujourd’hui conseiller spécial pour le développement durable au Pacte mondial, organe de l’ONU, où il mobilise les entreprises sur le développement durable.

Brice Lalonde, ancien ministre de l'environnement, juste avant son intervention à la conférence "Entreprises et justice climatique" à l'espace Générations climat à la COP 21 ce jeudi 10 décembre 2015.
Brice Lalonde, ancien ministre de l’Environnement, juste avant son intervention à la conférence « Entreprises et justice climatique » à l’espace Générations climat à la COP21, ce jeudi 10 décembre 2015.

« Le premier critère pour un bon accord, c’est que tout le monde soit à bord. Il faut que tous les pays le signent, de manière à ce que personne ne puisse dire, dans un an ou deux, « je n’étais pas avec vous, je ne suis pas d’accord ». Pour avoir un bon accord, il faut que tous les pays s’engagent à faire quelque chose. Ce sont les INDC (Intended Nationally Determined Contributions), les contributions nationales pour la COP.

Poser les règles et travailler ensemble

Mais celles-ci doivent être révisées tous les cinq ans, et il faut que la révision soit actée dans l’accord. La transparence aussi doit être actée, afin de pouvoir vérifier que ce qu’on dit avoir fait est bien vrai. Cela pose problème en ce moment.

Pour avoir un bon accord, ce serait bien de savoir où l’on va. Alors on nous dit 2 °C, on nous dit 1,5 °C, mais on ne parle pas en tonnage. Il faudrait pouvoir dire « après 2050, on arrive à zéro émission ». Pour l’instant, on a 195 pays qui racontent ce qu’ils vont faire. Mais on ignore ce qu’ils vont faire tous ensemble. C’est la question de l’entraide, de la solidarité. Il faut qu’il y ait des décisions sur comment on s’entraide et comment on aide les pays qui n’ont pas émis à s’adapter. »

Découvrez les réponses à cette question de Pierre Ducret, Ronan Dantec et Paul Watson.

Rédacteur : Rouguyata Sall – Photographe : Mathieu Thomasset