Nous venons en amis

Dix ans après son mémorable Cauchemar de Darwin, sur les ravages de la mondialisation en Tanzanie, Hubert Sauper revient avec un nouveau documentaire et les mêmes obsessions, la même rage.

Voya­ge au Soudan, cette fois, pays déchiré, divisé en deux nations ennemies. Le cinéaste en a survolé les forêts et les décharges, les villages misérables et les raffineries gigantesques, dans un petit avion qu’il a bricolé lui-même. Chaque escale dessine une carte du néo­colonialisme. Au nom de l’aide au dé­veloppement, Chinois et Américains polluent et exproprient.

Au nom de l’humanitaire, des évangélistes texans pratiquent un prosélytisme entre paternalisme et propagande.

Nous venons en amis, extrait
Nous venons en amis, extrait

Comme dans Le Cauchemar de Darwin, les séquences et les témoignages se heur­tent, éclats tranchants d’un discours résolument militant et spectaculaire. Certains, comme il y a dix ans, reprocheront cette mise en scène à sensa­tion, traqueront les raccourcis et les approximations. Il a, pourtant, « sur­volé » l’essentiel : le festin des prédateurs. Car, comme dit l’un des protagonistes du film, « même la lune appartient à l’homme blanc ». — Cécile Mury

Cécile Mury

 

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