Quand une page se tourne

Nous sommes au début des années 2000, à Croissy- sur- Seine, charmante commune des Yvelines de 10 000 habitants, sur les berges de la boucle du fleuve, berceau des impressionnistes. Les commerces historiques jonchant le boulevard Fernand Hostachy disparaissent un à un, laissant banques et agences immobilières pulluler. Si ce n’est grâce à la communauté portugaise, qui anime le centre avec des lieux de restauration conviviaux et fédérateurs, Croissy ternit.

Pire! Cette ville qu’aimait tant Eugène Labiche ne voit en son sein aucun commerce promouvant la culture!

Ceci change le 7 octobre 2006.

Une reconversion réussie

Ce jour là, Yann Riou, alors employé en marketing dans l’informatique et sa cousine, Coralie Tano, libraire à la Fnac, ouvrent leur librairie, Une autre page. Leur emplacement est idéal, à la croisée du boulevard et de la rue menant à l’église. Croissy reprend des couleurs. Continuer la lecture de Quand une page se tourne

589 romans en librairie pour cette rentrée littéraire et parmi ceux-là, «La Fête des mères» de Jacques Bauchot.

Le discours sur la rentrée littéraire a parfois des allures de publicité pour supermarchés. On parle chiffres, promotions, comparatifs et ventes. Il y a les têtes de gondole, ces écrivains dont on compte bien que les livres fassent le buzz (de Christine Angot à Simon Liberati) et dont on charge les rayons. Les produits de saison (le nouvel Amélie Nothomb…) et puis ceux dont on imagine que, peu ou prou, ils se trouveront en lice pour la distribution des prix (Goncourt d’abord s’entend).

589 romans en tout sont recensés cette année. Moins que l’an dernier (607) et bien moins qu’en 2006 (683). Tant qu’à parler chiffres, on peut retenir 68 premiers romans. De nouveaux textes pointant le bout de leur nez au milieu de cette foire aux livres. C’est si fragile un premier roman. Courageux comme un pas en avant. Et ça raconte, toujours, une vocation d’écrivain.« Les écrivains, lit-on justement dans la Fête des mères, le (premier) roman de Jacques Bauchot, sont les êtres les plus malheureux du monde, les mains toujours propres quoi qu’ils écrivent… »

Voilà d’emblée un texte remarquable qui parle d’enfance et de cauchemars, de révolte et d’aptitude au bonheur. Continuer la lecture de 589 romans en librairie pour cette rentrée littéraire et parmi ceux-là, «La Fête des mères» de Jacques Bauchot.