Bruxelles, carrefour de la création

Non à l’art contemporain. Ensemble nous pouvons l’arrêter », proclame une banderole brandie par des (faux) manifestants photographiés par Patrick Guns, qui trône dans la vitrine de l’éditeur Anima Ludens, installé rue Saint-Georges (vous savez, celui qui terrassa le dragon), à Bruxelles.

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A voir l’exposition…

que présente son voisin de gauche, le galeriste Xavier Hufkens, ce n’est pas gagné : rien moins que des œuvres, sculptures, installations et gouaches de Louise Bourgeois (1911-2010), sous le titre « Les têtes bleues et les femmes rouges ». La voisine d’en face, Isabelle Van Den Eynde, montre, quant à elle, un travail impressionnant, celui du jeune (il est né en 1975 à Mazamet , dans le Tarn) Abdelkader Benchamma, fasciné par l’hystérie collective qui a saisi les habitants de Los Angeles le 24 février 1942, persuadés d’être attaqués par les Japonais, ou les extraterrestres, ce qui dans l’Amérique d’alors revenait à peu près au même.

Bienvenue aux « Brussels Art Days »,

comme on dit en belge, qui se déroulaient le week-end du 11 au 13 septembre, précédent de peu le « Berlin Art Week », comme on dit en allemand, qui se tiendra jusqu’au 20 de ce mois. De quoi patienter en attendant mai, où à Paris se tient « Choices », comme on dit en français : des événements organisés par les galeries d’art et les institutions de capitales désireuses de figurer en bonne place sur la carte du monde artistique.

Article sur Le Monde.fr

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