Edition sur partitions

Le 11 mars 2015 parut chez Stock Vivre cent jours en un, de Philippe Broussard.

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Ce monsieur, diplômé du CFJ en 1985, prend alors un poste au Matin de Paris, où il couvre les sujets brûlants et collatéraux de l’actualité sportive, tel l’ hooliganisme. Il intègre le Monde en 1989 au service des sports. Sur place lors de la catastrophe de Furiani, il est blessé. Il revient, devient reporter et obtient en 1993 le prix Albert Londres pour une série d’articles sur les trafics de clandestins africains.

Toujours grand reporter au Monde, à la tête du service Enquêtes de L’Express, il partage en 233 pages les derniers mois de la vie de Billie Holiday. Il se penche sur cette diablesse angélique du jazz, s’échouant de Milan à Paris, chantant avec passion et douleur.

Un récit poignant et documenté, sobrement illustré; on pense à l’esprit de RivageSRouges dans la volonté de faire de l’édition et de la musique de meilleurs amis.

Quelques ouvrages qui sonnent bien:

 

Quand une page se tourne

Nous sommes au début des années 2000, à Croissy- sur- Seine, charmante commune des Yvelines de 10 000 habitants, sur les berges de la boucle du fleuve, berceau des impressionnistes. Les commerces historiques jonchant le boulevard Fernand Hostachy disparaissent un à un, laissant banques et agences immobilières pulluler. Si ce n’est grâce à la communauté portugaise, qui anime le centre avec des lieux de restauration conviviaux et fédérateurs, Croissy ternit.

Pire! Cette ville qu’aimait tant Eugène Labiche ne voit en son sein aucun commerce promouvant la culture!

Ceci change le 7 octobre 2006.

Une reconversion réussie

Ce jour là, Yann Riou, alors employé en marketing dans l’informatique et sa cousine, Coralie Tano, libraire à la Fnac, ouvrent leur librairie, Une autre page. Leur emplacement est idéal, à la croisée du boulevard et de la rue menant à l’église. Croissy reprend des couleurs. Continuer la lecture de Quand une page se tourne

Tu le sens, le bayou? Tu le sens?

Ce titre pourrait être la dernière question qu’entendrait un violeur de fillettes, la tête plongée dans la vase, retenu par les mains déterminées de Dave Robicheaux. C’est qu’il en connait un bras, sur le bayou, le semi-héros récurrent des romans de James Lee Burke. L’auteur américain, bien que né à Houston (Texas) en 1936, a en effet, tel Moïse par le Nil, été bercé par les eaux vives de la Louisiane.

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James Lee Burke

Quand les Marx Brothers sortent les flingues… Continuer la lecture de Tu le sens, le bayou? Tu le sens?

Les zombies rentrent au placard, les démons sortent du noir…

Qui n’a pas vécu ces dernières années dans une grotte n’a pas pu passer à côté du phénomène The Walking dead, gigantesque série de comics ( 24 tomes, 144 chapitres! ) publiée aux Etats- Unis dès 2003 chez Image Comics ( puis en France dès 2007 chez Delcourt, collection Contrebande ), née de l’imaginaire du débonnaire Robert Kirkman, auteur du Kentucky de 37 ans, déjà à l’origine de la série Invincible. Popularisée par une série TV qui n’a pas à rougir de sa grande soeur, on y suivait des groupes de survivants dans un monde post-apocalyptique infesté de zombies. Les êtres humains et les liens qu’ils tissaient entre eux étaient le coeur et la force de l’oeuvre de Kirkman.

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12 ans plus tard, le barbu joufflu revient nous donner des frissons…

Kyle Barnes est touché par une malédiction depuis sa plus tendre enfance. il est persuadé d’être possédé par un démon qui s’attaque à tous ses proches. Devenu adulte, il veut absolument trouver les réponses à sa damnation, et surtout s’en débarrasser… Mais ce qu’il découvre alors pourrait bien être à l’origine de la fin de toute vie sur Terre… Kyle Barnes est-il vraiment l’instrument de l’apocalypse?

Ainsi nous est amenée la nouvelle série horrifique de Robert: Outcast.

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Les Editions Winioux

Où l’on apprend l’origine du mot Winioux et où les deux protagonistes montrent qu’elles ont plus d’un tour dans leur sac

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A l’origine, Winioux était le jeu de deux copines : Marion et Rafa

En combinant les lettres de leurs deux noms de famille, elles avaient inventé ce nouveau mot. Qui était Winioux ne mangeait pas de fromage, fumait de la banane séchée et adorait les frites. Qui était Winioux rêvait d’une île secrète que l’on ne voyait pas de l’extérieur, que l’on pouvait atteindre par un pont levis géant. Pour déclencher le mécanisme, il fallait prendre la clef,  derrière le compteur électrique et ouvrir le coffre planqué sous une latte du plancher, dans lequel il y avait leur carnet secret (rempli d’observations sur les garçons, dont la clef  était cachée dans la cabane à oiseaux qu’il fallait ouvrir avec un clou que l’on pouvait trouver dans le garage), un paquet de Stuvesant Light emprunté à la mère de Marion, une clef  (qui permettait d’ouvrir la parabole invisible de l’extérieur) et la carte-mère du pont levis.

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